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Belaïli veut ouvrir une Académie Juventus en Algérie : « Je veux aider les jeunes des quartiers »

Il ne pense pas seulement à sa carrière. Youcef Belaïli, l’un des footballeurs algériens les plus populaires de sa génération, nourrit un projet qui dépasse le rectangle vert : ouvrir une Académie Juventus en Algérie dès 2026, d’abord à Oran, sa ville natale, avant de l’étendre vers la capitale. Invité de l’émission Sahretna Dzairia sur Samira TV, l’international algérien a livré une déclaration détaillée et sincère sur ses ambitions, mêlant conviction sportive et engagement social dans un pays où la formation des jeunes footballeurs reste l’un des défis les plus urgents du mouvement sportif national. Le projet, tel que Belaïli l’a décrit, ne se résume pas à apposer une étiquette prestigieuse sur une structure existante. Il s’agit de bâtir une académie à part entière, adossée aux standards de formation de la Juventus FC, le légendaire club turinois, capable d’accueillir, d’héberger et d’accompagner des jeunes footballeurs issus de milieux modestes. Une dimension sociale explicitement assumée par le joueur, qui entend faire de cette structure un outil d’ascension pour des talents qui, faute de moyens ou d’encadrement, passent aujourd’hui à travers les mailles d’un système de détection encore trop lacunaire. Le choix d’Oran comme point de départ n’est pas anodin. Formé au MC Oran, Belaïli connaît intimement les réalités du football de base dans cette ville, ses ressources humaines immenses et ses carences structurelles tout aussi réelles. En choisissant El-Bahia comme ancrage initial de son projet, l’ailier algérien entend rendre à sa ville quelque chose de ce qu’elle lui a donné, avant d’envisager une extension vers Alger pour conférer à l’initiative une portée véritablement nationale.

Dans une déclaration aux accents personnels et déterminés, Belaïli a insisté sur la vocation sociale du projet : « Je veux aider les jeunes des quartiers qui n’ont pas les moyens », a-t-il affirmé sur le plateau de Samira TV, ajoutant qu’il souhaitait offrir à ces jeunes talents un cadre stable, professionnel, à la hauteur de leur potentiel. Une ambition qui prend tout son sens au regard de son propre parcours, semé d’embûches, de rebonds et de résilience, et qui fait de lui une figure à laquelle de nombreux jeunes Algériens s’identifient bien au-delà du seul prisme footballistique.

Car Belaïli sait mieux que quiconque ce que représente le manque de structure dans la formation. Lui qui a grandi dans le football algérien avant de s’imposer sur la scène internationale — avec des passages en Tunisie, en France, en Arabie Saoudite, au Qatar, et une présence constante en équipe nationale — a vu de près combien de talents prometteurs se sont évanouis faute d’un environnement adéquat. Son projet se veut précisément une réponse concrète à ce déficit, en proposant un cadre qui va au-delà du simple entraînement : hébergement, encadrement éducatif, suivi personnalisé, le tout en partenariat avec l’une des marques les plus reconnues du football mondial.

Le partenariat avec la Juventus FC, si les contours précis restent encore à préciser publiquement, confère au projet une crédibilité et une attractivité indéniables. Les académies labellisées par de grands clubs européens se sont multipliées ces dernières années à travers le monde arabe et africain, avec des résultats variables. Mais l’implication personnelle d’une figure aussi populaire que Belaïli, ancrée dans le tissu social algérien, pourrait faire la différence et donner à cette initiative une dimension authentique que les projets purement financiers peinent souvent à atteindre.

L’annonce intervient dans un contexte où la question de la formation des jeunes footballeurs algériens est plus que jamais au cœur du débat sportif national, à l’approche d’une Coupe du monde 2026 qui mobilise toutes les ambitions.

M.D.

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