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Dénonciations et appels à la désescalade à travers le monde

La communauté internationale a réagi samedi avec vive inquiétude aux frappes aériennes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran, plusieurs capitales appelant à une désescalade immédiate tandis qu’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU était convoquée. Ces opérations militaires contre Téhéran, Ispahan et Tabriz ont provoqué une onde de choc diplomatique traversant continents et alliances. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné samedi la dernière escalade militaire au Moyen-Orient après les frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

« Je condamne l’escalade militaire d’aujourd’hui au Moyen-Orient. L’usage de la force par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi que la riposte iranienne dans la région, compromettent la paix et la sécurité internationales », a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué. Rappelant à tous les États membres de l’ONU de « respecter leurs obligations en vertu du droit international », y compris la Charte des Nations unies, il a souligné que celle-ci « interdit clairement ‘la menace de recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute manière incompatible avec les buts de l’ONU’ ». « J’appelle à une cessation immédiate des hostilités et à une désescalade », a-t-il ajouté, avertissant que « ne pas le faire risque de provoquer un conflit régional plus large avec de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale ».

Il a également fortement encouragé toutes les parties à « revenir immédiatement à la table des négociations » et a souligné qu’« il n’existe pas d’alternative viable au règlement pacifique des différends internationaux ». Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a condamné ce l’attaque militaire non provoquée contre un État souverain membre de l’ONU, lors d’un entretien avec son homologue iranien Abbas Araghchi. Moscou a dénoncé un acte d’agression prémédité mené sous couvert de négociations, mettant en garde contre une catastrophe humanitaire et potentiellement radiologique. La diplomatie russe a affirmé avoir reçu des signaux indiquant que l’entité sioniste n’avait aucun intérêt pour une confrontation avec l’Iran. Le Kremlin a dénoncé une tentative de renverser une direction jugée indésirable par Washington et Tel Aviv. La Chine a réclamé un arrêt immédiat des actions militaires, soulignant la nécessité de respecter la souveraineté iranienne. Pékin a appelé à la reprise du dialogue, insistant sur l’importance de préserver la stabilité au Moyen-Orient.

Du côté européen, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont déclaré ne pas avoir participé aux frappes, tout en condamnant les attaques iraniennes contre les pays de la région. Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont réaffirmé leur engagement pour la stabilité régionale. Le président français a convoqué une réunion urgente du Conseil de sécurité, estimant qu’une guerre aurait de graves conséquences pour la paix internationale. L’Espagne a adopté une position critique, Pedro Sanchez rejetant cette action militaire unilatérale comme une escalade contribuant à un ordre international plus incertain. Madrid a averti que le monde ne pouvait se permettre une nouvelle guerre dévastatrice.

Dans la région, Oman et l’Égypte ont exprimé leur profonde préoccupation, mettant en garde contre une extension du conflit. L’Arabie saoudite a condamné avec fermeté « l’agression » iranienne contre les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et la Jordanie, suite aux frappes de représailles lancées par Téhéran contre des bases américaines.

Salim Amokrane

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