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Hydraulique : Mises sur les start-up pour moderniser son secteur

Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, et son homologue de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, ont exploré dimanche à Alger les perspectives d’implication des start-up et micro-entreprises dans les domaines liés au secteur de l’irrigation. Cette réunion de travail, qui s’inscrit dans une démarche de diversification des acteurs économiques et de substitution aux importations, vise à promouvoir l’investissement dans la fabrication et la production de matériels et d’équipements hydrauliques. Selon un communiqué du ministère de l’Hydraulique, la séance de travail, qui s’est tenue au siège du département hydraulique en présence de cadres des deux ministères et de plusieurs représentants de start-up et micro-entreprises actives dans le domaine de l’irrigation, a été consacrée à « l’examen des perspectives d’association des start-up et micro-entreprises dans la réalisation d’ouvrages hydrauliques, la fabrication d’équipements hydrauliques, la fourniture de services, ainsi que le développement de technologies d’économie d’eau ». Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat entre le secteur hydraulique et celui de l’économie de la connaissance, dans l’objectif de promouvoir l’investissement dans l’industrie et la production de matériels et d’équipements d’irrigation. Cette orientation stratégique vise à augmenter le volume de la production nationale, poursuivre la rationalisation des dépenses publiques et réduire la facture d’importation dans ce domaine devenu crucial pour la sécurité alimentaire du pays.

Lors de cette rencontre, Taha Derbal a affirmé « la disponibilité du secteur à accompagner les propriétaires d’entreprises nationales désireux d’accéder au domaine de la production de matériels et d’équipements d’irrigation qui connaissent un déficit de production localement ». Le ministre a particulièrement encouragé l’investissement dans les technologies innovantes permettant d’économiser l’eau, contribution essentielle pour garantir la durabilité des ressources hydriques dans un contexte de stress hydrique croissant que connaît l’Algérie. De son côté, Noureddine Ouadah a considéré que cette réunion constituait « une opportunité pour faire connaître les potentialités du secteur hydraulique et les présenter aux start-up et micro-entreprises », leur permettant ainsi de proposer des services répondant aux exigences de l’étape actuelle. Cette démarche s’inscrit dans la volonté gouvernementale de faire des jeunes entreprises innovantes un levier de transformation économique et de modernisation des secteurs traditionnels.

Les deux parties sont convenues de mettre en place un groupe de travail conjoint chargé d’assurer la coordination entre les différents acteurs et de définir les domaines de coopération prioritaires. Ce comité technique aura également pour mission de faciliter le rapprochement des entreprises concernées avec les organismes et établissements relevant du secteur hydraulique, afin de leur permettre d’identifier précisément leurs besoins et d’y apporter des réponses adaptées et innovantes. Les deux ministres ont conclu la rencontre en réaffirmant leur soutien aux start-up et micro-entreprises, exprimant leur disponibilité à les accompagner dans leur contribution au développement national. Cette initiative témoigne de la volonté des pouvoirs publics de moderniser le secteur hydraulique en mobilisant l’innovation et l’expertise des jeunes entrepreneurs algériens, tout en créant des opportunités d’investissement dans un domaine stratégique pour l’économie nationale.

Chokri Hafed

admin

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