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Pour forcer le blocus sioniste de Ghaza : 200 bateaux de la flottille de la Liberté prendront la mer en avril

Des militants de la solidarité internationale préparent pour avril la plus grande opération maritime jamais coordonnée pour briser le blocus imposé depuis 18 ans sur la bande de Ghaza. L’annonce intervient alors que les chiffres de la mort continuent de s’alourdir sous l’agression génocidaire sioniste et que les raids de l’occupation se multiplient en Cisjordanie.

Des militants du mouvement de solidarité avec la Palestine, en coordination avec des organisations de la société civile, annoncent le lancement en avril d’une nouvelle campagne maritime. Cette initiative rassemble la Freedom Flotilla et la « Caravane de la détermination » dans ce que les organisateurs décrivent comme « une flotte de 200 bateaux qui prendra la mer le 12 avril depuis les ports méditerranéens d’Espagne, d’Italie et de Tunisie », selon le site d’information The New Arab. Environ 200 groupes de la société civile soutiennent la campagne, parmi lesquels l’Association Mavi Marmara pour la liberté et la solidarité, l’IHH et la Plateforme de soutien à la Palestine, avec des milliers de participants attendus en provenance d’une centaine cinquante pays. L’ambition de cette flottille dépasse le seul acheminement de l’aide humanitaire : les organisateurs entendent également faire parvenir à Ghaza « du personnel médical, des enseignants, des spécialistes en infrastructures, des ingénieurs en environnement, des avocats et des enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre ». Plus de mille médecins, infirmières et professionnels de santé devraient y participer. Ce convoi représente, selon ses initiateurs, « la plus grande opération maritime coordonnée visant à mettre fin au siège de Ghaza, qui dure depuis dix-huit ans ».

Cette mobilisation intervient dans un contexte de violence ininterrompue. Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza a atteint, selon les autorités sanitaires palestiniennes, 72 135 martyrs et 171 830 blessés depuis le 7 octobre 2023, « en majorité des femmes et des enfants ». Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu du 10 octobre dernier, 650 Palestiniens sont tombés en martyrs, 1 732 autres ont été blessés et les corps de 756 martyrs ont été récupérés, tandis que « de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres ». En Cisjordanie occupée, 49 Palestiniens ont par ailleurs été arrêtés mercredi lors de raids dans plusieurs villes et gouvernorats, dont vingt-huit à Al-Qods occupée, sept à Tulkarem et onze à Naplouse, selon l’agence Wafa. Les forces de l’occupation ont également bouclé routes et accès avec « portails métalliques, blocs de béton et monticules de terre » — une réalité qui, rappelle Wafa, se reproduit « quotidiennement » sous la forme de raids « souvent accompagnés d’affrontements, d’arrestations et de tirs ainsi que de gaz lacrymogènes toxiques contre les citoyens palestiniens ».

L.S.

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