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Un salon dédié aux produits et ustensiles de la pâtisserie à quelques jours de l’Aïd : Une filière en pleine ascension

À quelques jours de l’Aïd el-Fitr, les cuisines algériennes entrent en effervescence. Makroud, baklawa, griwech, kalb el-louz — la confection des gâteaux traditionnels est bien plus qu’une simple tradition : c’est un rituel collectif qui mobilise chaque année des millions de familles et, derrière elles, toute une filière industrielle en pleine ascension. C’est dans ce contexte porteur que le ministère du Commerce extérieur a choisi d’inaugurer, jeudi à Alger, le Salon des produits et ustensiles de pâtisserie, installé jusqu’au 16 mars sur la Promenade des Sablettes. L’événement, organisé sous le slogan « Qualité locale et perspectives d’exportation », a réuni près de cinquante exposants : producteurs de matières premières, fournisseurs d’équipements, spécialistes de l’emballage et de la décoration, mais aussi des banques et structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat. Une photographie fidèle d’une filière qui ne se limite plus à satisfaire la demande intérieure. Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, qui inaugurait le salon aux côtés de sa collègue du Commerce intérieur, Amel Abdellatif, n’a pas caché sa satisfaction face aux stands exposés. Il a salué « le niveau avancé qu’a atteint la production nationale en termes de qualité et de conditionnement », estimant que les entreprises algériennes du secteur ont su, dans un premier temps, « satisfaire les besoins du marché national et approvisionner les familles algériennes avant de se tourner progressivement vers l’exportation ». Car c’est là la nouveauté de ces dernières années : des produits algériens de pâtisserie prennent désormais le chemin de marchés étrangers. Sans en préciser les volumes, M. Rezig a indiqué qu’« un nombre de ces produits sont actuellement exportés vers plusieurs pays », ajoutant que « la concurrence entre les entreprises dans le domaine de l’exportation témoigne du développement qu’a connu cette filière ». Une évolution que le ministre inscrit dans le cadre de la politique de diversification économique portée par le gouvernement et du programme du président Tebboune.

De son côté, la ministre du Commerce intérieur, Amel Abdellatif, a mis en avant un aspect plus inattendu du salon : la présence de produits algériens sans gluten, destinés aux personnes atteintes de la maladie cœliaque. Une niche encore marginale il y a quelques années, mais qui traduit, selon elle, « la dynamique du secteur agroalimentaire en Algérie, notamment à travers la diversité et la qualité des produits locaux ». Elle a par ailleurs réaffirmé la volonté de son département d’accompagner les opérateurs économiques locaux « par la facilitation des procédures et l’encouragement des initiatives qui contribuent au développement de l’économie nationale ».

À l’heure où les rayons des grandes surfaces se garnissent de poudres d’amande, de miel et de fleur d’oranger, ce salon arrive donc à point nommé. Il s’adresse autant aux professionnels de la confiserie qu’aux particuliers qui confectionnent eux-mêmes leurs gâteaux de fête. Et il envoie un signal clair : la pâtisserie algérienne, longtemps cantonnée aux cuisines familiales, est en train de devenir une filière industrielle sérieuse, capable de porter les saveurs du pays bien au-delà de ses frontières.

Chokri Hafed

admin

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