L’Algérie achève sa part dans le projet de fibre optique : Concrétiser la route transsaharienne de l’information

Engagement est pris pour l’accélération de la réalisation du projet de fibre optique transsaharienne. En ce sus de l’objectif d’améliorer la connectivité, le projet est l’une des dorsales des corridors devant booster le développer économique au Sahel et en Afrique subsaharienne aux côtés de la route transsahrienne et du gazoduc transsaharien. Un projet pour lequel l’Algérie a achevé sa part.

Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Karim Bibi-Triki, a annoncé hierl’achèvement des travaux de la partie algérienne du projet de liaison transsaharienne en fibre optique. Il a ainsi indiqué que 2.548 km de fibres optiques reliant la capitale et Ain Guezzam, ville de la frontière algéro-nigérienne, ont déjà été réalisés en plus d’une extension vers la wilaya de Tindouf, qui permet de relier les frontières algéro-mauritaniennes. Présidant les travaux de la première session du Comité de liaison de la dorsale transsaharienne à fibre optique, Bibi-Triki a expliqué que «l’Algérie a doublé ses capacités dans le domaine de la bande passante internationale durant les deux dernières années avec la mise en service d’un nouveau câble sous-marin». Il a rappelé que «la dorsale transsaharienne à fibre optiqueest un projet parallèle à la route transsaharienne reliant aux réseau internet  les zones qu’elle traverse ». Il s’agit, selon le ministre «des zones reculées », ajoutant que «le projet réduira les déséquilibres de développement dans la région, et permettra la rentabilité économique, en plus de l’émergence d’une économie numérique au niveau des pays concernés ainsi que le développement des échanges d’e-gouvernement et permettra de lancer les bases de données de l’e-gouvernement». Le ministre a souligné que ce comité, qui a été officiellement installé en Algérie, en février 2017, comprend des ministres des pays signataires du statut du comité et des représentants des institutions financières internationales. Il œuvrera à approfondir la coordination sur les moyens d’accélérer le projet et de concrétiser d’une manière qui en fait un atout de base précieux soutenant les initiatives d’intégration entre les économies des pays de la région et la construction d’un espace de développement.

Notons que les pays membres du Comité de liaison de la dorsale transsaharienne à fibre optique se sont engagés à accélérer la réalisation de ce projet stratégique Alger-Abuja, visant le développement de l’économie numérique régionale. Ainsi, le ministre tchadien de la Poste et de l’Economie numérique, Idriss Saleh Bachar, a affirmé que la dorsale transsaharienne en fibre optique permettra d’interconnecter l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest via la Méditerranée à travers l’Algérie, précisant que son pays s’engage à mettre les « moyens nécessaires » pour la réalisation de ce projet.Le ministre mauritanien du secteur, Cheikh El Kebir Ould Moulay Taher, a, lui aussi, mis l’accent sur le rôle stratégique que joue l’Algérie dans le développement numérique et technologique de la région, ajoutant que son pays « ne ménage aucun effort pour que le projet de la dorsale transsaharienne se concrétise ».Pour sa part, le ministre nigérien de la Poste et des Nouvelles technologies de l’information, Hassan Baraz Moussa, a mis en avant l’engagement de son pays à accélérer la réalisation de ce projet, affirmant que les travaux « ont été déjà lancés ».Abondant dans le même sens, le ministre des Télécommunications du Nigeria, Isa Ali Ibrahim Pantami a indiqué que le projet de réalisation de la dorsale transsaharienne en fibre optique contribuera au développement des économies locales, précisant que le gouvernement de son pays « apporte tout son soutien » à la réalisation de ce projet stratégique.

L’objectif de cette session est de coordonner et de concerter les pays membres afin d’accélérer la mise en œuvre de ce méga projet lancé dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) de l’Union Africaine devant aboutir à réaliser l’intégration africaine et développer l’économie numérique de la région grâce à cette liaison qui relie Alger à Abuja, en passant par la région de Zinder, qui bifurque à l’ouest vers Bamako et Nouakchott et à l’est vers N’Djamena.

Amar Malki

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