Culture

Grand Prix Assia Djebar du Roman 2026 : Les candidatures ouvertes

L’Entreprise Nationale de Communication, d’Edition et de Publicité (ANEP) a lancé officiellement, mercredi, l’appel à candidatures pour la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du Roman, la plus prestigieuse distinction littéraire consacrée au roman algérien, toutes langues confondues.

Baptisé en hommage à l’écrivaine et universitaire algérienne Assia Djebar (1936-2025), ce prix a été créé en 2015 et placé, depuis son origine, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.  La compétition est ouverte aux romans écrits en arabe, en amazigh ou en français, publiés par des maisons d’édition algériennes entre le 14 avril 2024 et le 18 avril 2026. Le communiqué de l’ANEP précise que les œuvres candidates « ne doivent pas avoir déjà remporté d’autres prix, afin de préserver la crédibilité de la compétition et les valeurs d’excellence » qui la fondent. Les modalités de participation sont clairement définies. Les maisons d’édition sont invitées à déposer douze exemplaires de chaque œuvre candidate, accompagnés d’une version électronique, au siège de l’ANEP, 50 rue Khalifa Boukhalfa à Alger, avant le 18 avril 2026 à 16h00. Pour tout renseignement complémentaire, l’ANEP peut être contactée au 0657601885 ou via la page officielle du prix : www.prixassiadjebar.dz.

Ce lancement intervient quelques jours après l’installation fin février du jury de cette huitième édition, présidé par le traducteur et poète Hakim Miloud et composé de dix membres aux profils complémentaires, dont les écrivaines Maïssa Bey et Leïla Hamoutène, le sociologue Mustapha Madi et le chercheur en langue amazighe Koussaïla Alik. Au fil de ses sept éditions, il s’est imposé, comme l’avait alors souligné le PDG de l’ANEP Kamel Messaoud Alghem, comme « un rendez-vous culturel incontournable et une tribune célébrant la créativité et honorant les plumes d’exception », promouvant « les plumes littéraires algériennes dans les trois langues arabe, amazighe et française, issues de toutes les wilayas et de toutes les générations, sans distinction aucune ».La cérémonie de remise des prix est prévue pour le mois de juillet prochain. Pour mémoire, la septième édition avait consacré Inaam Bayoud en langue arabe pour son roman « Houaria », Hachemi Kerrache en amazigh pour « 1954, Talalit n Usirem », et Abdelaziz Otmani en français pour « Sîn, la lune en miettes », un palmarès qui illustre à lui seul la vocation résolument plurielle d’une distinction qui œuvre, selon les mots de son président de jury, à « la promotion et à la valorisation de la création littéraire nationale, ainsi qu’à l’encouragement de la créativité, de l’édition et de l’industrie du livre ».

Mohand Seghir

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *