Palestine occupée : Les forces d’occupation sionistes intensifient leur campagne de terreur contre les Palestiniens
Des rives de Ghaza assiégée aux ruelles d’El-Qods occupée, en passant par les villes de Cisjordanie livrées aux incursions nocturnes, les forces d’occupation sionistes poursuivent méthodiquement leur entreprise d’écrasement d’un peuple qui résiste. Les faits s’accumulent avec une régularité glaçante, chacun d’eux constituant, pris isolément, une violation grave du droit international, et ensemble, le tableau d’une oppression systémique que le monde ne peut plus feindre d’ignorer. À El-Qods occupée, la nuit de mardi a été marquée par une agression délibérée contre des journalistes en exercice. Les forces d’occupation ont attaqué cinq journalistes et un photographe appartenant à une agence de presse étrangère, alors que ces professionnels accomplissaient leur mission de documentation sur le terrain. Des passages à tabac ont été signalés, mais l’opération ne s’est pas arrêtée là : des équipements ont été détruits, des dispositifs de stockage de photos volés. Le Syndicat des journalistes palestiniens, qui a fermement condamné ces agissements dans un communiqué, n’a pas manqué d’en souligner la logique profonde — il ne s’agit pas d’actes isolés commis par des soldats incontrôlés, mais d’une politique assumée visant à aveugler le monde, à effacer les preuves, à tuer le témoignage avant même qu’il ne circule. Des journalistes ont également été interpellés au cours de la même opération avant d’être relâchés, geste qui participe de la même stratégie d’intimidation calculée. Le Syndicat a tenu les autorités d’occupation pour pleinement responsables de la sécurité des professionnels des médias, et a appelé les institutions internationales garantes de la liberté de la presse à intervenir sans délai pour mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces violations.
À Ghaza, pendant ce temps, la mort continue de frapper. Un Palestinien est tombé en martyr ce mercredi et plusieurs autres ont été blessés dans un bombardement sioniste à proximité de l’université Al-Aqsa, à l’ouest de Khan Younes, dans le sud de la bande. L’information, rapportée par l’agence Wafa sur la base de sources médicales, vient alourdir un bilan qui défie l’entendement : depuis le 7 octobre 2023, l’agression génocidaire sioniste a coûté la vie à 72.253 martyrs et causé 171.912 blessés, en majorité des femmes et des enfants. Ces chiffres, communiqués par les autorités sanitaires palestiniennes, sont des chiffres provisoires — de nombreuses victimes gisent encore sous les décombres, hors de portée des équipes de secours. Fait qui mérite d’être relevé avec toute la gravité qu’il impose : depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 677 Palestiniens supplémentaires sont tombés en martyrs, 1.813 autres ont été blessés, et les corps de 756 martyrs ont pu être récupérés. Un cessez-le-feu qui n’a visiblement pas mis fin à la mort.
En Cisjordanie occupée, la répression prend les traits de l’arrestation de masse. En l’espace de vingt-quatre heures seulement, au moins vingt-quatre Palestiniens ont été appréhendés par les forces d’occupation dans plusieurs gouvernorats — Ramallah, Tulkarem, Naplouse, Beit Lehm, El Khalil. Parmi eux figurent d’anciens prisonniers, rappelant que nul n’est à l’abri d’un retour derrière les barreaux de l’occupant. Le Bureau d’information des prisonniers, qui a rendu public ces éléments, décrit un protocole d’arrestation systématiquement accompagné d’intimidations, de violences sur les détenus comme sur leurs familles, de tirs à balles réelles avec intention manifeste de tuer, et de destructions dans les domiciles perquisitionnés. Depuis le 7 octobre 2023, ce sont plus de 22.000 Palestiniens qui ont été arrêtés en Cisjordanie occupée, y compris à El-Qods. La Commission pour les affaires des prisonniers est sans ambiguïté : les forces d’occupation ne font aucune distinction entre les catégories de la société palestinienne. Tout le monde est visé. L’objectif est la terreur collective.
L.S.

