Commerce extérieur : Les PPI ouverts aux importations destinées à la revente en l’état
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé, lundi, l’ouverture des inscriptions sur la plateforme numérique dédiée au dépôt des programmes prévisionnels d’importation, à destination des opérateurs économiques activant dans le secteur de l’importation pour la revente en l’état, et ce pour la période allant du 22 mars au 30 avril 2026.
Dans un communiqué rendu public lundi, le ministère a précisé que cette démarche « porte à la connaissance de l’ensemble des opérateurs économiques activant dans le secteur de l’importation pour la revente en l’état (activité n° 4), l’ouverture de la plateforme numérique dédiée au dépôt des programmes prévisionnels, et ce à compter du 22 mars jusqu’au 30 avril 2026 ». Les services du ministère ont, par ailleurs, « invité l’ensemble des opérateurs économiques concernés à s’inscrire et à déposer leurs programmes prévisionnels via la plateforme, conformément aux procédures en vigueur », accessible à l’adresse suivante : https://import.mcepe.gov.dz. Une vidéo explicative détaillant les étapes d’inscription et de dépôt a également été mise en ligne sur la page officielle du ministère sur les réseaux sociaux, conclut le communiqué. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de numérisation et de rationalisation du commerce extérieur poursuivie par les pouvoirs publics depuis plusieurs années. Le recours à une plateforme numérique centralisée vise à renforcer la transparence des opérations d’importation, à lutter contre les pratiques spéculatives et à permettre aux autorités de disposer d’une visibilité claire sur les volumes et la nature des marchandises programmées à l’importation. L’enjeu est d’autant plus crucial que le secteur de la revente en l’état, longtemps pointé du doigt pour son impact sur la balance commerciale et sur la production nationale, fait l’objet d’un encadrement de plus en plus strict de la part du gouvernement.
En imposant aux importateurs de soumettre leurs programmes prévisionnels dans des délais précis et via un canal unique et dématérialisé, les autorités entendent mieux réguler les flux d’importation et s’assurer de leur cohérence avec les besoins réels du marché national. Cette démarche s’inscrit également dans l’effort de réduction de la facture des importations, un objectif récurrent des lois de finances successives, alors que l’Algérie cherche à diversifier son économie et à protéger sa production locale face à la concurrence des produits importés. Au-delà de l’aspect réglementaire, la numérisation de cette procédure participe à la modernisation de l’environnement des affaires en Algérie, un chantier jugé prioritaire pour améliorer le climat de l’investissement et réduire la bureaucratie.
Samir Benisid

