Agression sioniste contre le Liban : Guterres met en garde contre un nouveau Ghaza !
Le secrétaire général des Nations unies António Guterres a lancé mercredi un appel solennel pour éviter que le Liban ne subisse le même sort que Ghaza, théâtre depuis des mois d’une guerre dévastatrice, alors que les frappes israéliennes se multiplient sur le territoire libanais en dépit d’un cessez-le-feu censé être en vigueur depuis fin novembre 2024. Le chef de l’ONU a rappelé ses mises en garde formulées fin février, juste après le début des attaques israélo-américaines contre l’Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans les pays du Golfe. « J’avais prévenu que les combats risquaient de provoquer une réaction en chaîne que personne ne pourrait contrôler. Après plus de trois semaines, la guerre est hors de contrôle », a-t-il déploré. Sur le terrain, la situation continue de se dégrader. Le ministère libanais de la Santé a annoncé mercredi que le bilan de l’agression israélienne contre le Liban s’élevait à 1094 martyrs et 3119 blessés depuis le 2 mars. Au cours des dernières 24 heures, 22 citoyens sont tombés en martyrs et cent cinquante-trois autres ont été blessés. Les frappes se sont intensifiées dans le sud du pays. Une attaque israélienne sur le village d’Adloun, dans le district de Saïda, a fait quatre martyrs et un blessé, selon l’agence nationale d’information (ANI) citant le ministère libanais de la Santé. Les forces israéliennes ont également visé une habitation dans le camp de réfugiés palestinien de Mieh Mieh, faisant deux martyrs et quatre blessés. À Nabatieh, trois citoyens sont tombés en martyrs et dix-huit autres ont été blessés suite à une frappe contre le village de Habboush, tandis que vingt-quatre blessés ont été dénombrés lors d’une autre attaque dans le district de Tyr. L’organisation humanitaire internationale Oxfam a tiré la sonnette d’alarme, indiquant que les destructions ciblant les infrastructures hydrauliques observées à Ghaza se produisent désormais également au Liban. Dans un communiqué, l’ONG précise que l’armée d’occupation israélienne a détruit des infrastructures d’eau et d’assainissement, y compris des installations actuellement en reconstruction après le dernier conflit. Le communiqué rappelle que les Conventions de Genève interdisent les attaques contre les installations hydrauliques et autres infrastructures vitales, soulignant que perturber intentionnellement l’accès à l’eau peut constituer un crime de guerre. Oxfam et ses partenaires, responsables des travaux de réparation dans dix-neuf installations clés fournissant de l’eau potable à environ soixante mille personnes, ne peuvent actuellement pas accéder en toute sécurité à ces sites en raison de l’intensité des attaques. L’organisation précise que la destruction des infrastructures civiles ne se limite pas aux installations hydrauliques, l’entité sioniste ayant également détruit les réseaux électriques et les ponts. De son côté, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé mercredi que toute négociation « sous le feu » avec l’entité sioniste était une « capitulation ». « Lorsque des négociations avec l’ennemi israélien sont évoquées sous le feu, il s’agit d’imposer la capitulation et de priver le Liban de toutes ses capacités. Le principe même de négocier est rejeté avec un ennemi qui occupe la terre et agresse quotidiennement », a-t-il déclaré.
Lyes S.

