Pour moderniser la gestion des déchets : Jijel mise sur trois nouveaux CET
La wilaya de Jijel s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système de gestion des déchets avec la réalisation de trois nouveaux Centres d’enfouissement technique (CET) dans les communes de Chekfa, de Kaous, au niveau de la localité de Beni Ahmed, et d’El Aouana. Annoncé par Ahmed Meguelati, wali de Jijel, ce programme s’inscrit dans la stratégie de renforcement des infrastructures environnementales visant à améliorer durablement la collecte, le traitement et l’élimination des déchets ménagers, tout en accompagnant la croissance urbaine et le développement économique de la wilaya. Face à l’augmentation continue des volumes de déchets produits par les ménages, les commerces et les activités économiques, ces nouvelles infrastructures permettront de renforcer les capacités de prise en charge des déchets tout en réduisant la pression exercée sur les installations existantes. Leur implantation répond également à une logique de proximité, destinée à optimiser les circuits de collecte, à réduire les distances parcourues par les camions de ramassage et à améliorer l’efficacité des interventions des services de propreté. Outre leur vocation d’enfouissement, ces trois centres constituent un maillon essentiel d’une gestion intégrée des déchets. Après leur collecte dans les différentes communes, les déchets sont acheminés vers des installations répondant aux normes environnementales, où ils sont réceptionnés, contrôlés puis enfouis dans des casiers étanches limitant les risques de pollution des sols, des nappes phréatiques et des cours d’eau. Les lixiviats issus de leur décomposition y sont récupérés et traités, tandis que le captage du biogaz contribue à réduire les émissions polluantes.
Les futurs CET devront également favoriser le développement progressif des opérations de tri et de récupération des matières recyclables, en cohérence avec les orientations nationales encourageant l’économie circulaire. Papier, carton, plastique, verre ou métaux représentent autant de ressources pouvant être valorisées afin de réduire les volumes destinés à l’enfouissement, préserver les ressources naturelles et limiter les impacts environnementaux.
À travers ces investissements, les autorités locales ambitionnent d’améliorer durablement le cadre de vie citoyen, de lutter contre les dépôts sauvages et de renforcer la protection de l’environnement. Une démarche qui traduit la volonté de faire de la gestion des déchets un levier du développement durable, conciliant exigences sanitaires, préservation des écosystèmes et amélioration de la qualité du service public.
Zakia Merabet

