Palestine occupée : L’ONU réclame l’arrêt des frappes israéliennes à Ghaza et de la violence des colons en Cisjordanie occupée
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a exigé mardi la cessation des frappes israéliennes dans la bande de Ghaza ainsi que celle des exactions commises par les colons en Cisjordanie occupée, une déclaration prononcée devant le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai et intervenue alors que le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre l’enclave palestinienne continue de s’alourdir de jour en jour. Le chef de l’ONU a affirmé que le cessez-le-feu à Ghaza devait être pleinement respecté et a demandé la levée immédiate de tous les obstacles entravant l’acheminement de l’aide humanitaire vers une population exsangue après près de trois années de guerre. Il a également dénoncé les attaques répétées des colons ainsi que l’expansion continue des colonies en Cisjordanie occupée, deux phénomènes qu’il a jugés incompatibles avec toute perspective de paix durable. Antonio Guterres a rappelé qu’une paix véritable dans la région ne pouvait reposer que sur une solution à deux États, permettant à Israël et à la Palestine de coexister en tant qu’États souverains et indépendants, avant d’appeler l’ensemble des parties à la plus grande retenue et au respect scrupuleux du droit international.
Cet appel intervient alors que l’agression sioniste se poursuit sur le terrain. Des tirs et des frappes aériennes ont coûté la vie mardi à au moins quatre Palestiniens, dont trois enfants, selon les autorités sanitaires de Ghaza. Des témoins ont fait état d’un bombardement d’une intensité inhabituelle près du quartier de Katiba, à l’ouest de la ville de Ghaza, une zone où s’entassent de nombreuses familles déplacées, tandis qu’une autre frappe a visé le centre de l’enclave, près de Deir al Balah, tuant une fillette.
L’ONU s’est dite pour sa part vivement préoccupée par la persistance des pertes civiles causées par les opérations militaires de l’armée d’occupation. Le porte-parole de l’organisation, Stéphane Dujarric, a indiqué que des installations du complexe hospitalier Al Aqsa, à Deir al Balah, avaient été endommagées lors de l’une des frappes du week-end, insistant sur l’obligation de protéger les civils et les infrastructures sanitaires plutôt que d’en faire des cibles. Il a par ailleurs averti que le manque de financements, les restrictions imposées à l’entrée des matériaux ainsi que les pénuries de carburant et d’engins lourds compliquaient les préparatifs de l’ONU face à la saison des pluies qui s’annonce à Ghaza. En Cisjordanie occupée, les équipes onusiennes ont recensé une nouvelle vague de violences des colons faite d’agressions, de vandalisme, d’incendies et de vols, une douzaine de Palestiniens ayant été blessés en trois jours dans les environs de Ramallah, où la circulation des habitants et des ambulances a été entravée.
Sur le terrain, le bilan humain de l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza, engagée depuis le 7 octobre 2023, s’est établi mardi à 73 462 martyrs et 174 509 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes, qui précisent que 1 326 Palestiniens ont péri et 4 398 autres ont été blessés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier. De nombreuses victimes demeureraient encore sous les décombres, hors de portée des équipes de secours.
L.S.

