Biskra : L’université Mohamed-Khider en pleine mutation
À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027, l’université Mohamed-Khider de Biskra affiche une dynamique d’expansion qui touche à la fois ses effectifs, son offre de formation, son encadrement et ses infrastructures. Avec une capacité de 35 000 places pédagogiques et quelque 27 000 étudiants attendus cette année, dont 6 773 nouveaux bacheliers, l’établissement s’affirme désormais comme une université de poids dans le paysage de l’enseignement supérieur algérien. La consolidation de la faculté de médecine, l’élargissement des formations de l’École normale supérieure et le renforcement de ses équipements traduisent cette évolution. Le rectorat de l’UMK multiplie les opérations de préparation afin d’accueillir les nouveaux inscrits dans les meilleures conditions. Mais au-delà des préparatifs habituels, les données communiquées par l’établissement témoignent surtout de l’évolution enregistrée par cette université au cours des dernières années. L’établissement compte désormais environ 27 000 étudiants et dispose d’une capacité théorique de 35 000 places pédagogiques. Cette dimension, associée à la diversité de ses structures de formation, place l’université de Biskra parmi les établissements importants du réseau universitaire national, avec un éventail de formations qui dépasse progressivement ses filières traditionnelles. L’une des évolutions les plus significatives concerne le domaine médical. L’ancienne annexe des études médicales a été, rappelons-le, transformée, en avril dernier, en faculté de médecine de plein exercice. Pour la prochaine rentrée, cette faculté accueillera 129 nouveaux bacheliers. L’établissement dispose également d’une assiette foncière située à proximité du nouvel hôpital de 240 lits actuellement en construction, destinée à accueillir à terme le siège de la faculté de médecine. Cette évolution s’accompagne d’un élargissement de la formation dans d’autres domaines. L’antenne de l’École normale supérieure renforce notamment son offre destinée à la formation des enseignants. À la rentrée prochaine, 544 nouveaux étudiants y sont attendus dans des spécialités liées notamment aux mathématiques, aux sciences naturelles, à la physique et à l’histoire-géographie pour le cycle moyen. L’université poursuit parallèlement le développement de ses infrastructures. Au pôle universitaire de Chetma, un nouveau siège destiné à la faculté des lettres et des langues doit renforcer les capacités d’accueil de cette structure. Le même pôle doit également abriter un institut des sports, prévu à proximité de la piscine récemment réceptionnée, ainsi qu’une cantine centrale. Le volet des résidences universitaires fait lui aussi l’objet d’opérations. La cité universitaire de Lebcheche doit être fermée temporairement pour permettre sa rénovation. Ces opérations interviennent dans un contexte où l’université cherche à adapter ses capacités d’accueil à l’évolution de ses effectifs et à améliorer les conditions de vie sur ses différents campus universitaires. L’encadrement pédagogique constitue un autre indicateur de cette montée en puissance. L’UMK a recruté l’année dernière 25 maîtres de conférences dans les domaines des mathématiques, de l’informatique et de la langue anglaise. L’établissement compte désormais environ 1 600 enseignants, soit un ratio annoncé d’un enseignant pour 17 étudiants. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur prise par l’université de Biskra et de la diversité des missions qu’elle assume aujourd’hui. L’enjeu n’est plus uniquement d’augmenter les capacités d’accueil, mais également de consolider les structures de formation et l’encadrement correspondant à une population universitaire importante. C’est dans cette perspective que les objectifs fixés pour la nouvelle année universitaire sont évoqués à plus d’un titre. La direction entend notamment inscrire l’établissement dans une démarche de restructuration et d’amélioration de la qualité, tout en renforçant sa présence dans les différents classements universitaires aux niveaux national, africain et international. Cette ambition intervient alors que l’université dispose déjà d’un socle relativement large, à savoir une capacité de 35 000 places, plusieurs pôles universitaires, une faculté de médecine désormais autonome, une structure de formation des enseignants et un effectif d’enseignants qui atteint 1 600 personnes.
Z.M.

