Monde

Ghaza : L’entité sioniste multiplie les violations du cessez-le-feu 

L’armée d’occupation sioniste poursuit ses violations flagrantes de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza avec de nouveaux bombardements aériens et d’artillerie sur l’ensemble de l’enclave palestinienne samedi, faisant au moins trois nouveaux martyrs et plusieurs blessés, alors que la situation humanitaire ne cesse de se détériorer avec la mort d’un nourrisson de sept jours en raison du froid glacial et l’insuffisance persistante de l’aide humanitaire malgré les appels internationaux.

L’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 11 octobre dernier à Ghaza continue d’être violé quotidiennement par les forces d’occupation sionistes qui maintiennent leurs agressions contre la population palestinienne de l’enclave assiégée. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa citée par l’agence APS, les forces d’occupation stationnées dans les zones orientales de la ville de Ghaza ont ouvert le feu avec leurs mitrailleuses à l’est du quartier d’Al-Tuffah samedi, au moment même où un hélicoptère d’occupation tirait à l’est de Jabalia, au nord de l’enclave. Ces attaques se sont multipliées sur l’ensemble du territoire palestinien assiégé, avec des avions de combat sionistes qui ont bombardé une maison à l’est de la ville de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza. Les véhicules de l’occupant sioniste ont également repris leurs tirs au nord et à l’ouest de la ville de Rafah, ainsi qu’à l’est de Khan Younès, dans le sud de Ghaza. Ces violations systématiques de l’accord de cessez-le-feu ont fait au moins trois martyrs palestiniens samedi. Un citoyen est tombé en martyr et un autre a été blessé lorsqu’un drone de l’armée sioniste a visé la région de Bani Souheila, dans le centre de la ville de Khan Younes, selon des sources médicales citées par Wafa. Deux autres Palestiniens sont tombés en martyrs suite à des tirs de blindés des forces d’occupation à l’est du quartier de Zeitoun, à Ghaza-ville. Dans le centre de la bande de Ghaza, plusieurs Palestiniens ont été blessés dans le bombardement par les forces d’occupation de l’entrée du camp de Maghazi. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre, le nombre de martyrs palestiniens s’élève à 439 et le nombre total de blessés atteint 1.223 personnes, témoignant de la poursuite ininterrompue de l’agression sioniste contre la population civile palestinienne.

Autre violation ; la présence militaire de l’occupation sur le territoire palestinien dépasse largement les limites théoriques établies par l’accord de cessez-le-feu. L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, l’Unrwa, a affirmé vendredi que l’armée d’occupation sioniste est déployée sur plus de la moitié de la bande de Ghaza, ayant dépassé la ligne jaune dont le tracé demeure encore flou, dénonçant la poursuite de ses agressions contre l’enclave palestinienne. Selon des déclarations de l’agence onusienne, les raids aériens et les bombardements menés par les forces d’occupation sionistes se poursuivent aux abords de la ligne jaune dans la bande de Ghaza, causant de nombreuses victimes parmi la population civile. L’Unrwa a insisté sur le fait que l’accès à l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, y compris ses propres aides, ainsi que les installations et les infrastructures publiques, demeure restreint, voire totalement interdit par les forces d’occupation, aggravant considérablement la crise humanitaire qui frappe les deux millions de Palestiniens prisonniers de l’enclave assiégée.

La situation humanitaire dans la bande de Ghaza a atteint un niveau catastrophique selon les organisations internationales présentes sur le terrain. La Croix-Rouge allemande a déclaré que la situation des approvisionnements dans l’enclave palestinienne est « catastrophique » et « ne cesse de s’aggraver » pendant l’hiver. Le chef de la Croix-Rouge allemande, Hermann Grohe, ancien ministre allemand de la Santé, a déclaré vendredi au journal allemand Rheinische Post, que « les mois d’hiver, combinés à la pénurie des approvisionnements, sont particulièrement effroyables pour les enfants, les blessés et les personnes âgées ». Grohe a évoqué une grave pénurie d’approvisionnements en affirmant qu’il « manque toujours de tout : une alimentation suffisante, le matériel médical, les médicaments, l’électricité et l’eau ». Il a ajouté que les quantités d’aide humanitaire parvenant à la bande de Ghaza restent largement insuffisantes, car le nombre requis de 600 camions par jour n’est toujours pas atteint malgré les engagements internationaux. Le directeur exécutif de Médecins Sans Frontières, Christian Katz, a déclaré au même journal que l’insuffisance des soins médicaux dans la bande de Ghaza « représente un problème majeur », précisant que « de nombreux Palestiniens meurent de maladies qui auraient pu être soignées » si l’accès aux soins et aux médicaments n’était pas aussi drastiquement restreint par l’occupation. L’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu en octobre dernier à Ghaza, après plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, n’a pas permis une véritable amélioration sur le terrain, et l’entrée de fournitures médicales, de carburant et d’aide humanitaire reste très fortement limitée, notamment après les nouvelles mesures sionistes visant à restreindre l’accès aux aides médicales et humanitaires essentielles à la population de l’enclave.

Les conséquences tragiques de cette situation humanitaire désastreuse se manifestent de manière particulièrement dramatique avec la mort de civils innocents en raison des conditions de vie inhumaines imposées par le siège. Un nourrisson palestinien de sept jours est décédé samedi à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza, en raison du froid glacial, a rapporté l’agence Wafa . Les tempêtes et le froid intense dans la bande de Ghaza ont causé le décès de plus de quinze personnes selon la même source, des chiffres qui reflètent la gravité de la situation humanitaire, en particulier pour les enfants et les personnes déplacées vivant dans des abris de fortune mal équipés pour résister au froid hivernal. Les habitants de la bande de Ghaza souffrent d’un manque cruel d’abris et de soins médicaux, ainsi que d’une pénurie de combustible pour le chauffage dans un contexte météorologique marqué par des tempêtes, le froid et la pluie, transformant l’existence quotidienne en un combat permanent pour la survie.

Lyes Saïdi

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *