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Appel à la régularisation des jeunes Algériens en situation irrégulière à l’étranger : Le geste fort de Tebboune

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé dimanche un appel solennel aux jeunes Algériens se trouvant à l’étranger en situation précaire et irrégulière, annonçant une mesure exceptionnelle de régularisation de leur situation. Cette décision, prise lors du Conseil des ministres réuni sous sa présidence, marque une initiative sans précédent visant à rapatrier des milliers de compatriotes contraints à l’exil et vivant dans des conditions difficiles loin de leur patrie.

Le Président Tebboune s’est adressé directement à ces jeunes Algériens qui se trouvent « en situation de précarité et irrégulière, ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’État en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays ». Le président a souligné que cette décision intervient « en accord total entre toutes les institutions de la République », reflétant ainsi une volonté politique unanime de tendre la main à ces enfants d’Algérie égarés. Le communiqué du Conseil des ministres identifie deux catégories principales de jeunes concernés par cet appel. La première regroupe ceux qui « n’ont commis que des infractions légères, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie nationale pour être entendus sur des faits liés à l’ordre public ou d’autres motifs similaires ». Ces jeunes, souvent victimes de leur propre anxiété ou de rumeurs infondées, ont choisi l’exil par peur de conséquences judiciaires qui, dans la plupart des cas, auraient été mineures.

La seconde catégorie concerne les victimes d’une manipulation plus insidieuse. Le texte officiel précise qu’« il y a ceux qui voulaient utiliser les statistiques relatives à la Harga pour ternir l’image de l’Algérie dans le but de semer le désarroi parmi les jeunes, afin qu’ils quittent illégalement l’Algérie ». Ces jeunes ont été instrumentalisés par des forces cherchant à nuire à la réputation du pays en gonflant artificiellement les chiffres de l’émigration clandestine.

Le président de la République a dressé un tableau poignant de la situation actuelle de ces compatriotes. Le communiqué souligne que « ces jeunes se trouvent aujourd’hui loin de leur patrie, de leurs proches et de leurs amis, souffrent de pauvreté extrême et de misère, et sont réduits à exécuter des tâches humiliantes, tandis que certains sont instrumentalisés contre leur pays ». Cette description met en lumière la dure réalité vécue par ces exilés involontaires, souvent exploités et vivant dans la précarité la plus totale sur des terres étrangères.

Le texte insiste sur le fait que « de telles situations ne méritent pas toute cette peine car ils peuvent être instrumentalisés par des milieux criminels mafieux, ce qui risque de salir leur réputation que ce soit dans le pays où ils se trouvent ou celui qu’ils ont quitté ». Cette mise en garde révèle l’inquiétude des autorités face aux dangers auxquels sont exposés ces jeunes, potentiellement vulnérables aux réseaux criminels internationaux.

Un dispositif concret de rapatriement

La mesure de régularisation annoncée par le président Tebboune comporte néanmoins des conditions précises. Les bénéficiaires devront « s’engager à ne pas récidiver », une exigence qui traduit la volonté de l’État de garantir que cette chance ne sera pas gaspillée. Le communiqué précise que « la mise en œuvre des procédures liées à cette décision sera assurée par les consulats d’Algérie à l’étranger jusqu’au retour des enfants d’Algérie vers leur mère patrie », indiquant ainsi un dispositif concret de rapatriement organisé par les représentations diplomatiques algériennes.

Toutefois, des limites claires ont été établies. Le texte exclut formellement de cette mesure « les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie ». Cette restriction vise à préserver la sécurité nationale tout en offrant une seconde chance aux jeunes ayant commis des erreurs de parcours sans gravité majeure.

Cet appel s’inscrit dans une démarche humanitaire et patriotique, reflétant la préoccupation de l’État algérien pour ses enfants dispersés à travers le monde. Il constitue également un message fort contre ceux qui ont cherché à exploiter la jeunesse algérienne à des fins politiques ou pour nuire à l’image du pays. En tendant la main à ces jeunes égarés, le Président Tebboune réaffirme que l’Algérie reste leur patrie et qu’une porte leur reste ouverte pour rentrer au bercail, à condition qu’ils respectent les lois de leur pays.

Hocine Fadheli

admin

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