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Interdiction des organisations humanitaires à Ghaza « Un génocide sans témoins » !

L’occupation sioniste vient d’infliger un nouveau coup terrible aux Palestiniens assiégés : l’interdiction de 37 organisations humanitaires rend désormais la survie « intenable » dans les territoires occupés, dénoncent des experts onusiens qui y voient une violation flagrante du droit international et une étape supplémentaire dans la politique génocidaire menée contre le peuple palestinien.

Dans un rapport publié samedi depuis Genève, les experts des Nations unies ont condamné avec la plus grande fermeté la décision de l’entité sioniste de suspendre les activités de dizaines d’organisations de secours dans les territoires palestiniens occupés. Cette interdiction, loin d’être un acte isolé, s’inscrit selon eux dans une attaque systématique contre l’action humanitaire et marque une nouvelle étape dans le démantèlement délibéré de la dernière bouée de sauvetage à Ghaza. Les survivants du génocide, déjà exsangues après quinze mois d’agression ininterrompue, font désormais face à l’hiver dans des conditions apocalyptiques, sans accès à une aide alimentaire suffisante, avec une malnutrition galopante, l’absence quasi-totale de soins de santé et l’effondrement complet du système éducatif. Les experts onusiens ont rappelé que ce châtiment collectif intervient dans un contexte où les attaques contre le personnel et les locaux humanitaires se poursuivent sans relâche, tandis que les convois d’aide sont systématiquement entravés par les forces d’occupation. Depuis octobre 2023, plus de 500 travailleurs humanitaires ont été assassinés par l’armée sioniste, auxquels s’ajoutent au moins 1500 personnels de santé exécutés délibérément. Les organisations de secours font également l’objet d’intimidations, de harcèlement et de pressions constantes visant à paralyser leur action ou à les contraindre à quitter les territoires occupés.

Les experts ont dénoncé l’entrée de l’occupation sioniste dans une phase de « génocide sans témoins ». Cette stratégie passe par l’assassinat systématique des journalistes, l’entrave à leur accès aux zones de combat, leur expulsion forcée, ainsi que la paralysie ou l’expulsion des organisations humanitaires internationales qui pourraient documenter les crimes de guerre perpétrés quotidiennement. L’objectif est transparent : effacer toute trace, tout témoignage, toute preuve des atrocités commises contre la population palestinienne. Le rapport souligne que l’occupation ne dispose d’aucun droit légal pour empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire ou pour imposer des exigences coercitives aux organisations internationales. Les experts appellent donc la communauté internationale à prendre des mesures immédiates et contraignantes afin de garantir l’accès inconditionnel de l’aide à la bande de Ghaza. Cette exigence prend une dimension d’urgence absolue alors que le bilan humain continue de s’alourdir de manière vertigineuse.

Le règlement publié le 30 décembre dernier par l’entité sioniste interdit à 37 organisations humanitaires d’exercer leurs activités dans les territoires palestiniens occupés et confère à l’occupation un pouvoir discrétionnaire considérable pour refuser l’octroi d’un statut légal aux organisations internationales. Cette mesure s’ajoute à un arsenal répressif déjà considérable visant à étouffer toute forme de solidarité avec le peuple palestinien.

Sur le terrain, la situation demeure catastrophique malgré l’annonce d’un cessez-le-feu. Selon les sources médicales palestiniennes, le bilan de l’agression sioniste contre Ghaza s’élève désormais à 71550 morts et 171365 blessés depuis le début de l’offensive génocidaire le 7 octobre 2023. Plus tragique encore, depuis l’entrée en vigueur du prétendu cessez-le-feu le 11 octobre dernier, 465 Palestiniens supplémentaires ont été tués et 1287 autres blessés, tandis que 713 corps ont été extraits des décombres. Ces chiffres témoignent de la poursuite des violences et de l’impossibilité pour les équipes de secours d’accéder à un nombre indéterminé de victimes toujours ensevelies sous les gravats.

Lundi encore, plusieurs citoyens palestiniens ont été blessés par des tirs des forces d’occupation dans le secteur du projet de Beit Lahia, au nord de Ghaza, tandis qu’un jeune homme, Shaher Adham Hadaid, était abattu dans le quartier de Cheikh Nasser à Khan Younès. Parallèlement, à El-Qods occupée, au moins 286 colons ont pris d’assaut l’esplanade de la Mosquée d’Al-Aqsa sous la protection de l’armée sioniste, poursuivant la politique de judaïsation et de profanation du troisième Lieu-Saint de l’Islam.

Lyes Saïdi

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