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Verts : Raïs M’Bolhi tire sa révérence après 21 ans de carrière

Le gardien international algérien Raïs Wahab M’Bolhi a annoncé mercredi soir sa retraite sportive à l’âge de 39 ans, mettant fin à une carrière de 21 années marquée par 96 sélections avec les Verts et des passages dans 18 clubs à travers quatre continents, mais aussi par un sentiment d’inachevé après avoir été écarté de l’équipe nationale ces dernières années.

Sans tambour ni trompette, fidèle à sa discrétion légendaire, l’enfant de Maghnia a décidé de « raccrocher les gants » après deux expériences décevantes avec le CR Belouizdad et le TRB Mostaganem. Le portier qui a marqué l’histoire du football algérien semble avoir perdu la motivation nécessaire pour poursuivre l’aventure, malgré son expérience exceptionnelle. L’ancien gardien de l’Olympique de Marseille nourrissait pourtant l’ambition de disputer une troisième Coupe du monde après celles de 2010 et 2014, où il s’était particulièrement illustré. Mais le sélectionneur de l’équipe réserve ne l’ayant pas inclus dans ses plans, de même que le sélectionneur national Vladimir Petković, conjuguée à l’échec de son aventure avec les « Hawatas », ont finalement eu raison de ses espoirs. Le bilan de M’Bolhi avec la sélection nationale demeure néanmoins impressionnant. En 96 rencontres disputées sous le maillot des Verts, le « Raïs » a gardé sa cage inviolée à 40 reprises, démontrant sa constance au plus haut niveau. Il restera dans les mémoires comme l’un des artisans majeurs du sacre continental de 2019 et de la victoire en Coupe arabe en 2021. Paradoxalement, sa carrière en club n’a jamais véritablement reflété l’étendue de son talent. Depuis ses débuts à l’Olympique de Marseille en 2005, M’Bolhi a connu un parcours nomade atypique, défendant les couleurs de 18 clubs différents répartis entre l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Afrique. Cette instabilité chronique ne lui a jamais permis de s’inscrire durablement dans un projet ambitieux. C’est finalement sous le maillot national qu’il a bâti sa véritable légende, devenant l’un des symboles de la génération dorée des Fennecs.

Ces derniers mois ont été éprouvants pour le gardien expérimenté. Son absence des plans du sélectionneur actuel et les choix opérés dans la hiérarchie des portiers ont laissé des traces. Malgré une volonté intacte de revenir et des tentatives de rebond en championnat local, l’espoir d’un dernier défi avec les Verts s’est progressivement éteint. Loin de tourner le dos au football, M’Bolhi prépare déjà sa reconversion. Selon des sources médiatiques, le « Raïs » envisage d’ouvrir un nouveau chapitre comme entraîneur des gardiens, après avoir obtenu les diplômes nécessaires. Une première étape de formation devrait se dérouler en Arabie saoudite. Ainsi se referme le chapitre d’un gardien hors norme, dont le départ discret, sans véritable hommage officiel, laisse un goût d’inachevé. Mais le nom de Raïs Wahab M’Bolhi restera gravé dans les annales du football algérien comme celui d’un gardien d’exception.

Moncef D.

admin

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