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Hadj 2026 : La mission algérienne à pied d’œuvre à Médine

À trois semaines du début des rites, la délégation algérienne finalise sur le terrain l’accueil des premiers groupes de pèlerins arrivés aux Lieux saints. Hébergement, coordination sanitaire, accompagnement religieux : rien n’est laissé au hasard. Les premiers pèlerins algériens ont foulé le sol des Lieux saints depuis le 29 avril, date du décollage du premier vol, et la mission algérienne du Hadj est déjà en ordre de bataille à Médine. Le consul général d’Algérie à Djeddah, Mohamed El Habib Zahana, s’est rendu en personne au centre de la mission pour s’enquérir des conditions d’accueil, accompagné du chef du centre, Belkhir Boudraa. La visite a inclus une tournée d’inspection des hôtels réservés aux hadjis, portant sur la qualité de l’hébergement, de la restauration et des services d’accueil — autant de paramètres qui conditionnent le bon déroulement du séjour pour les 41 300 pèlerins que l’Algérie est autorisée à envoyer cette saison, dans le cadre du quota qui lui a été attribué. En parallèle, les réunions de coordination entre les différentes branches de la mission — Santé, Consulat, Protection civile et Affaires religieuses — se succèdent pour arrêter le programme de travail des semaines à venir et consolider les canaux de communication entre équipes. Un dispositif transversal pensé pour ne laisser aucune faille dans la prise en charge des pèlerins, de leur arrivée jusqu’à l’accomplissement des derniers rites.

Mohamed Dif, chef de la délégation médiatique de la mission, a voulu rassurer les familles restées en Algérie. «Toutes les dispositions ont été finalisées pour accueillir l’ensemble des pèlerins et assurer leur accompagnement durant toute la période d’accomplissement des rites du Hadj, en veillant pleinement à leur confort physique et spirituel, aussi bien à La Mecque qu’à Médine, conformément aux orientations de l’État algérien», a-t-il déclaré à l’APS. Il a précisé que la mission «veille au bien-être des pèlerins, en assurant leur accompagnement et leur orientation religieuse par l’intermédiaire des guides et des membres de l’instance de la fatwa, ainsi que la prise en charge sanitaire par la mission médicale».

Sur le plan pratique, Mohamed Dif a insisté sur un point de vigilance crucial : la carte Nusuk, délivrée à chaque pèlerin à son arrivée aux Lieux saints. Ce document tient lieu d’autorisation officielle pour l’accomplissement des rites et l’accès au Haram de La Mecque. «Le pèlerin doit se munir en permanence de cette carte, et ne doit la remettre à personne, ni la prêter, ni la laisser entre les mains d’autrui — elle doit impérativement rester en sa possession», a-t-il martelé, rappelant que ce sésame conditionne la sérénité du parcours spirituel.

Lyna Larbi

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