Abbas Righi de retour à l’Opéra d’Alger : Le malouf reprend ses quartiers
Pour la deuxième année consécutive, l’Opéra d’Alger « Boualem Bessaïeh » ouvre ses portes à Abbas Righi. Le rendez-vous est fixé au 12 juin 2026 : le maître du malouf constantinois, l’une des voix les plus respectées du genre, montera à nouveau sur la scène de la grande salle pour un concert consacré à cette musique classique arabo-andalouse que Constantine a su garder vivante comme nulle autre ville. Le communiqué de l’Opéra ne fait pas dans la demi-mesure : « ce lien annuel s’est imposé comme l’un des rendez-vous musicaux les plus marquants, portant l’âme de Constantine avec toute sa chaleur, son élégance et son authenticité ». On ne dira pas le contraire. Depuis ses premières apparitions sur ce plateau, Righi a su transformer ce qui aurait pu n’être qu’une soirée de patrimoine bien rangée en quelque chose de plus immédiat, de plus tendu — cette façon qu’a le malouf de tenir toute une salle dans un silence attentif, presque retenu.
L’institution, de son côté, y voit la confirmation d’une ligne artistique : valoriser les arts traditionnels algériens non pas comme reliques mais comme répertoire vivant, « présenté dans sa plus belle facette », selon ses propres termes. Deux saisons de suite avec le même artiste, c’est un choix. Et ça dit quelque chose sur ce que le public a manifestement demandé à revoir. Les billets sont disponibles sur le site de réservation de l’Opéra (booking.operaalger.dz) ou au guichet, chaque jour de 12h à 19h. Le tarif commence à 1 500 DA. Les enfants de moins de 5 ans ne sont pas admis.
M.S.

