Solidarité nationale : L’État renforce son maillage social
Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a annoncé, à travers deux communiqués publiés en l’espace de deux jours, une série de résultats traduisant la poursuite de la politique sociale de proximité engagée par les pouvoirs publics, portant à la fois sur l’extension du réseau des cellules sociales de proximité et sur les premiers résultats du programme d’appui à la « Famille productive » pour l’année 2026.
Dans un premier communiqué publié lundi, le ministère a fait état des résultats de la première session du programme « Famille productive », un dispositif qui s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à « renforcer l’aide et l’insertion sociale des familles ». L’examen des dossiers déposés a donné lieu à « la validation de 987 dossiers remplissant les conditions requises, les femmes chefs de ménage, femmes rurales et au foyer, arrivant en tête de liste des bénéficiaires avec 886 femmes bénéficiaires, soit 89,76% du total, contre 101 pour les chefs de famille, soit 10,74% de l’ensemble des bénéficiaires », précise le communiqué.
La même source détaille la répartition sectorielle des projets retenus, soulignant que « les projets subventionnés se caractérisent par la diversité de leurs secteurs vitaux ». Ainsi, le domaine de la couture, de la broderie, du filage de la laine et du tissage arrive largement en tête avec 613 projets soutenus, suivi de l’art culinaire, de la viennoiserie et des pâtes alimentaires avec 294 projets. Les activités restantes se répartissent entre l’agriculture et la valorisation de ses produits, avec 60 projets, l’artisanat, avec 15 projets, ainsi que cinq projets dédiés à la bijouterie et aux arts de la décoration.
Le ministère a, à cette occasion, réaffirmé son attachement à « assurer le succès des différents programmes et mesures de nature à renforcer la politique sociale et à faire passer l’aide directe à une logique de production et d’autonomisation économique durable », à travers la création de revenus stables pour les familles concernées et l’implication de leurs membres en tant qu’acteurs réels de la dynamique de développement économique national. Le département de Soraya Mouloudji a par ailleurs annoncé le lancement, début juillet prochain, de la deuxième session du programme au titre du second semestre 2026, permettant ainsi à de nouvelles familles de s’inscrire et de bénéficier de l’accompagnement nécessaire au lancement de leurs projets productifs.
37 nouvelles cellules de proximité
Un second communiqué, rendu public mardi, est venu compléter ce tableau en annonçant la création de 37 nouvelles cellules de proximité au cours du premier semestre 2026, destinées à accompagner les citoyens et à prendre en charge les catégories vulnérables. Le texte précise que cette extension intervient « dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République visant à consolider les fondements de l’État social et à rapprocher l’administration du citoyen », portant le nombre total de ces cellules à l’échelle nationale à 377 structures.
La mission de ces cellules consiste, selon le ministère, à « accompagner les populations et à mener des enquêtes sociales afin de prendre en charge leurs préoccupations à travers une action de proximité directe, orientée notamment vers les catégories nécessitant une attention particulière », en plus d’informer ces catégories sur les différents mécanismes et dispositifs mis en place par l’État en leur faveur. Ces structures participent également aux campagnes nationales et locales de sensibilisation portant sur les principales préoccupations des citoyens.
Cette nouvelle vague de création concerne 116 communes réparties à travers 25 wilayas, parmi lesquelles Laghouat, Ghardaïa, El Oued, Tamanrasset, Béni Abbès, Touggourt, Biskra, El Bayadh, Djelfa, Tébessa, M’Sila, Mascara, Aïn Defla, Annaba, Guelma, Batna, Bouira, Oum El Bouaghi, El Tarf, Souk Ahras, Constantine, Béjaïa, Sétif, Oran et Tlemcen. Le ministère a invité les citoyens à consulter la liste détaillée des communes et wilayas concernées via un lien dédié, mis en ligne à cet effet. Le communiqué souligne par ailleurs que ces cellules s’appuient, dans la mise en œuvre de leurs approches, sur des équipes pluridisciplinaires comprenant médecins, psychologues, travailleurs sociaux et assistants sociaux, chargés d’évaluer quotidiennement les besoins sociaux de chaque région et de réaliser des enquêtes destinées à orienter les décisions des autorités locales en matière d’aides matérielles et d’allocations sociales. Elles assurent également un accompagnement médical et psychosocial aux femmes en situation difficile, aux personnes âgées et aux personnes aux besoins spécifiques, tout en étendant progressivement leurs missions vers l’autonomisation économique des différentes catégories sociales. Le ministère conclut que cet investissement humain et matériel mobilisé par l’État, à travers la création de nouvelles cellules et le renforcement du réseau existant, reflète « l’engagement ferme de l’État à poursuivre le développement des mécanismes de gouvernance sociale locale et à faire des mécanismes de solidarité nationale et de la prise en charge des citoyens une priorité nationale et locale ».
Lyna Larbi

