Bandes de quartiers : Le gouvernement active le plan d’exécution de la stratégie nationale
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et du Transport, Saïd Sayoud, a présidé mardi au Palais du gouvernement une réunion de la Commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers. Cette rencontre a été consacrée à la présentation et à la discussion du plan d’action relatif à la mise en œuvre de la stratégie nationale en la matière, ainsi qu’au suivi des mécanismes de sa concrétisation sur le terrain. Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur précise que cette réunion vise « à renforcer la coordination entre les différents secteurs et organismes concernés, de manière à garantir l’efficacité des mesures préventives et dissuasives visant à protéger la société et à faire face au phénomène des bandes de quartiers ».
Ce rendez-vous s’inscrit dans le prolongement d’une dynamique engagée depuis plusieurs mois. Le ministre Sayoud avait en effet supervisé, en avril dernier, l’installation officielle des membres de cette commission pour un mandat courant de 2026 à 2029, en présence de représentants de divers secteurs sécuritaires et ministériels. Depuis, plusieurs réunions ont permis d’affiner le projet de stratégie nationale, élaboré dans le cadre de l’ordonnance 20-03 relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers, laquelle consacre une approche globale alliant dissuasion et prévention. La commission est chargée d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale complète face à ce phénomène, fondée sur un diagnostic précis de ses différentes formes et ciblant les espaces les plus sensibles, notamment le milieu scolaire, les quartiers résidentiels, les maisons de jeunes, les mosquées, ainsi que l’espace numérique, à travers le renforcement des mécanismes de prévention, de sensibilisation et d’alerte précoce.
Le phénomène des bandes de quartiers demeure l’un des défis majeurs auxquels fait face la société algérienne, en raison de ses répercussions négatives sur la sécurité publique et la stabilité du quotidien au sein des cités. Et ce, malgré les efforts consentis par l’État et les services de sécurité. Son éradication exige une approche globale qui ne se limite pas au seul volet répressif, mais englobe également les dimensions sociale, éducative et économique.
Lors des précédentes réunions de la commission, le ministre avait insisté sur le caractère collectif de cette responsabilité, appelant à l’engagement effectif et coordonné de l’ensemble des intervenants, qu’il s’agisse des institutions étatiques, du tissu associatif ou des acteurs locaux, afin d’obtenir des résultats durables sur le terrain.
Chokri Hafed

