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La France impressionne, la Norvège et le Mexique valident leur billet pour les 8es

La Coupe du monde 2026 a connu une nouvelle soirée riche en enseignements, mardi, avec trois qualifications supplémentaires pour les huitièmes de finale. L’équipe de France a livré une démonstration offensive face à la Suède (3-0) à East Rutherford, la Norvège d’Erling Haaland a arraché sa qualification dans la douleur face à la Côte d’Ivoire (2-1) à Arlington, tandis que le Mexique, pays hôte, a enchaîné un quatrième succès de rang en dominant l’Équateur (2-0) au stade Azteca de Mexico.

Portée par son duo Kylian Mbappé et Michael Olise, la France ne s’est pas laissée piéger par une Suède accrocheuse et s’est imposée largement (3-0) pour valider sans trembler son billet pour le tour suivant. Malgré une forte chaleur et un gardien suédois auteur d’un match plein, le capitaine tricolore a fini par trouver la faille juste avant la pause en mystifiant la défense adverse sur un corner d’Olise relayé par Ousmane Dembélé. Bradley Barcola a ensuite doublé la mise avant que Mbappé ne conclue le festival offensif d’une deuxième réalisation personnelle, portant son total à six buts dans le tournoi et à soixante-deux en équipe nationale. Avec dix-huit buts en phase finale sur trois éditions, l’attaquant du Real Madrid reste dans le sillage du record de Lionel Messi, fixé à dix-neuf.

Le sélectionneur Didier Deschamps, qui a fait son retour sur le banc après avoir assisté aux obsèques de sa mère en France, a reçu une longue accolade collective de ses joueurs à l’issue de la rencontre, un geste révélateur de la cohésion qui anime un groupe désormais tourné vers un quart de finale programmé le 4 juillet à Philadelphie face au Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne. Cette affiche ravivera d’anciens souvenirs pour Deschamps, présent sur le terrain lors du mémorable France-Paraguay de 1998, décidé en prolongation par un but en or de Laurent Blanc.

Haaland décisif dans le dernier quart d’heure

À Arlington, la Norvège a longtemps peiné face à une Côte d’Ivoire solide et généreuse avant de trouver la faille grâce à l’inévitable Erling Haaland. L’attaquant de Manchester City, resté discret une bonne partie de la rencontre, a surgi à la 86e minute pour inscrire son cinquième but du tournoi et offrir à son équipe une première victoire en match à élimination directe de Coupe du monde. L’ouverture du score norvégienne était venue d’Antonio Nusa, auteur d’une frappe enroulée à la demi-heure de jeu, avant que les Ivoiriens n’égalisent par Amad Diallo au terme d’un slalom unique dans la surface adverse. Le portier norvégien Orjan Nyland a par la suite sauvé les siens en repoussant un ultime coup franc ivoirien dans le temps additionnel.

Le sélectionneur norvégien Stale Solbakken a salué la constance de son attaquant vedette, soulignant qu’il n’avait « pas été beaucoup impliqué dans le match » mais qu’il avait « encore marqué le but de la victoire », ajoutant qu’il s’agissait selon lui du « meilleur buteur du monde ». Du côté ivoirien, le capitaine Franck Kessié a reconnu la déception du scénario tout en relativisant, rappelant que son équipe avait atteint un stade de la compétition inédit pour le pays. Haaland et la Norvège affronteront désormais le Brésil en huitièmes de finale, avec un duel annoncé entre l’attaquant et le défenseur Gabriel, ses adversaires réguliers en Premier League.

Le Mexique poursuit son sans-faute à domicile

Porté par son public au stade Azteca, le Mexique a signé un quatrième succès consécutif dans cette Coupe du monde en dominant l’Équateur (2-0). Une frappe placée dans la lucarne de Julian Quinones puis une réalisation à bout portant de Raul Jimenez ont scellé la victoire de la sélection hôte dès la première période, face à des Équatoriens apparus trop limités pour inquiéter sérieusement leurs adversaires. Le Mexique poursuit ainsi son parcours parfait dans le tournoi qu’il organise et se qualifie pour les huitièmes de finale, où il affrontera le vainqueur du match opposant l’Angleterre à la République démocratique du Congo. Ces résultats confirment la physionomie contrastée de ce premier tour à élimination directe, entre grandes nations européennes solides sur leurs bases et outsiders bien décidés à créer la surprise, dans une compétition qui continue de tenir toutes ses promesses.

R.S.

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