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Constantine : Le pari des synergies entre université et entreprise

La réussite de l’économie de la connaissance passe par une meilleure intégration des startups dans le tissu productif national. Depuis Constantine, les responsables de l’enseignement supérieur ont plaidé pour un rapprochement durable entre universités, centres de recherche et entreprises afin de transformer l’innovation en levier de croissance et de compétitivité. Le développement d’un écosystème national de startups capable de soutenir la diversification économique reste étroitement lié au renforcement des synergies entre l’université et le monde de l’entreprise. C’est le principal message lancé à Constantine à l’occasion de la cérémonie de sortie de la dixième promotion d’ingénieurs de l’École nationale polytechnique (ENP) Malek Bennabi, relevant de l’université Salah Boubnider. Présent à cette cérémonie, le président du Comité national de coordination de l’innovation et des incubateurs d’entreprises auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Ahmed Mir, a insisté sur la nécessité de construire un véritable écosystème d’innovation fondé sur une coopération étroite entre les établissements universitaires, les incubateurs et les grands groupes économiques. Selon lui, les startups ne pourront pleinement jouer leur rôle dans la transformation de l’économie que si elles disposent d’espaces d’expérimentation leur permettant de tester leurs solutions technologiques dans des conditions réelles et de les intégrer progressivement au tissu industriel national. Cette vision s’inscrit dans les orientations nationales visant à faire de l’université un acteur central de la création de richesse, en rapprochant davantage la recherche scientifique des besoins des secteurs productifs. L’objectif est de favoriser la valorisation des résultats de la recherche, d’encourager l’entrepreneuriat technologique et d’accompagner l’émergence d’entreprises innovantes créatrices d’emplois à forte valeur ajoutée. La cérémonie a également consacré la sortie de 160 nouveaux ingénieurs d’État formés dans plusieurs spécialités stratégiques, notamment le génie énergétique, l’électronique, l’automatique, le génie de l’environnement, la construction mécanique, les matériaux, le photovoltaïque et le génie pharmaceutique. Des profils appelés à accompagner les mutations industrielles et technologiques que connaît le pays. Le directeur de l’établissement a rappelé que cette promotion s’inscrit dans la stratégie nationale de développement de l’économie de la connaissance, fondée sur la formation de compétences hautement qualifiées capables d’innover et de répondre aux exigences d’un marché de l’emploi en constante évolution. Le même responsable a également souligné l’importance d’une interaction permanente entre les universités et les opérateurs économiques afin de transformer les savoirs scientifiques en solutions concrètes au service du développement. Pour rappel, créée en 2014, l’ENP Malek Bennabi s’impose progressivement comme un pôle de formation en ingénierie. Depuis la sortie de sa première promotion en 2017, l’établissement a formé 940 ingénieurs. Un potentiel humain appelé à contribuer au renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, à condition que les passerelles entre recherche, innovation et industrie continuent de se consolider.

Sofia Chahine

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