Culture

Mausolée d’Imedghassen : Bendouda plaide pour l’achèvement de l’étude sur la valorisation et la sécurisation du site

La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a insisté, mardi, sur le site du mausolée royal numide d’Imedghassen dans la commune de Boumia sur la nécessité de finaliser l’étude du projet de valorisation et de sécurisation de ce monument millénaire, au terme d’une visite de travail de deux jours dans la wilaya de Batna. Accompagnée du wali de Batna, Riadh Benahmed, la ministre a d’abord pris connaissance d’un exposé consacré à l’opération d’urgence lancée pour l’étude d’un plan de protection et de mise en valeur du site, ainsi que de la zone protégée qui l’entoure, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Selon les explications fournies sur place, la deuxième phase de cette opération touche à sa fin, tandis que le lancement de la troisième phase reste attendu. C’est dans ce contexte que Mme Bendouda a rappelé « l’importance de ce monument, le plus ancien témoin de la civilisation numide en Algérie », un patrimoine dont la portée dépasse, selon elle, le seul cadre local. La ministre a précisé que son département « suit de près cette opération urgente que des organismes sous tutelle ont commencé à mettre en œuvre », ajoutant que le mausolée d’Imedghassen « devrait être inscrit au patrimoine de l’humanité auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à l’instar d’autres mausolées de l’ère numide, période importante de la culture algérienne compte tenu de sa riche histoire ». La visite s’est également étendue au site archéologique de Timgad et à son musée, où la ministre a suivi un exposé portant sur deux études distinctes liées à la sécurisation et à la valorisation de cet ensemble antique. Elle y a souligné « la nécessité de faire de tels sites, qui représentent un pan civilisationnel et culturel important, un levier économique bénéfique pour la région », inscrivant ainsi la préservation patrimoniale dans une logique de développement territorial et touristique.

Ce déplacement à Batna, riche en étapes, avait débuté la veille par l’ouverture du salon des costumes traditionnels de l’Est algérien, placé sous le slogan « Un patrimoine qui se tisse, une identité qui se préserve », et qui réunit pendant sept jours artisans et associations culturelles autour des parures et savoir-faire régionaux. La ministre s’était aussi rendue au projet de la grande salle de spectacles de Batna, d’une capacité de 5 300 places sur une assiette de six hectares, conçue dans le cadre des salles de type « Zénith » voulues par le président de la République pour la capitale et les grandes villes du pays.

Elle avait par ailleurs visité l’école d’enseignement musical du complexe culturel, sportif et de loisirs Keshida, rouverte le 1er juin dernier, où se déroulent des ateliers dans le cadre de la saison estivale, avant de s’enquérir de l’avancement des travaux d’aménagement du théâtre régional Dr Salah-Lombarkia, classé patrimoine national et dont la réouverture est désormais proche. À cette occasion, la salle de spectacle de cet établissement a été baptisée du nom de l’artiste disparu Kamel Zerara, en hommage à sa contribution à la scène culturelle algérienne.

Mohand S.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *