Locales du 28 novembre : Les partis affûtent leurs armes
Le Rassemblement national démocratique (RND) et le Front de libération nationale (FLN) ont chacun réuni leurs instances dirigeantes dimanche lundi pour préparer l’échéance des élections locales, fixée au 28 novembre prochain, alors que la révision exceptionnelle des listes électorales, entamée dimanche, doit se poursuivre jusqu’au 17 septembre.
Réunissant dimanche son Bureau national, le RND a chargé ses secrétaires de wilaya de « bien se préparer pour les prochaines élections locales », a rapporté un communiqué du parti présidé par le secrétaire général Monder Bouden. Les membres du Bureau national ont également décidé d’organiser l’université d’été du parti dans les prochaines semaines, suivie de la deuxième session du Conseil national. La réunion a par ailleurs été l’occasion pour le RND de saluer « le grand élan de solidarité du peuple algérien avec les sinistrés » des incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’est et du centre du pays, le parti réitérant son soutien à la décision du président Abdelmadjid Tebboune de durcir les peines contre les auteurs et commanditaires d’incendies volontaires, jusqu’à l’exécution de la peine de mort.
De son côté, le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmbarek, s’est exprimé lundi à Alger devant les secrétaires de mouhafadate, saluant les décisions du président de la République en faveur des sinistrés des incendies, qu’il a qualifiées de « concrètes et courageuses ». Il a estimé qu’il s’agit de « décisions courageuses qui protègent le citoyen et lui permettent de vivre en toute sécurité et quiétude », ajoutant que la réponse de l’Etat sur le terrain illustre « le soutien indéfectible de l’Etat envers ses enfants dans les circonstances les plus difficiles ». Sur le plan électoral, M. Benmbarek a indiqué que le FLN entend présenter aux locales « des candidats reconnus pour leurs compétences en matière de gestion, leur intégrité morale et leur capacité à opérer le bond de développement escompté au service de l’intérêt général », insistant sur le fait que « la collecte et l’étude des dossiers de candidature doit se faire dans la transparence et l’objectivité totales ».
Ces prises de position interviennent alors que l’ensemble de la classe politique entre dans une phase de mobilisation active. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), dont le président Saad Arous a présidé une réunion de suivi des dossiers liés au scrutin, a annoncé la réception prochaine des partis politiques selon un calendrier précis, dans un souci d’écoute des préoccupations des différents partenaires du processus électoral. D’autres formations, à l’image du Front pour la justice et le développement, ont d’ores et déjà ouvert leurs candidatures en ligne avant même la convocation officielle du corps électoral.
Ce scrutin se distingue également par le nouveau découpage administratif entré en vigueur au printemps, qui porte le nombre de wilayas à 69 et celui des communes à 1541, tout en augmentant le nombre de sièges dans les assemblées de wilaya de plus de 850 unités. Une reconfiguration territoriale qui pousse les partis à revoir leur implantation locale et à multiplier les efforts de recrutement de candidats, dans un contexte où les critères d’éligibilité fixés par le nouveau code électoral, notamment en matière de casier judiciaire et de situation fiscale, imposent une sélection plus rigoureuse des profils.
Hocine Fadheli

