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Championnats d’Afrique de boxe : 13 gants algériens à Nairobi et une obsession, l’or

Treize pugilistes, huit messieurs et cinq dames, mais une seule idée en tête : faire mieux qu’à Yaoundé. La sélection algérienne de boxe seniors est arrivée mardi à Nairobi, où elle prendra part aux championnats d’Afrique, avec la ferme intention de ramener un maximum de médailles d’or. C’est le message sans détour de l’entraîneur en chef, Khaled Harima, qui vise un bilan supérieur à celui de la précédente édition, bouclée à la troisième place continentale. « Nous venons à Nairobi avec un groupe de 13 athlètes hautement préparés. Notre objectif est très clair : nous voulons faire mieux que lors de la précédente édition. Il ne s’agit pas seulement de monter sur le podium, mais ramener le maximum de médailles d’or en Algérie », a déclaré le technicien national à l’APS, joint par téléphone depuis la capitale kényane. Le ton est donné. Pour les Verts du noble art, la barre est placée haut, car il y a trois ans, au Cameroun, la moisson avait été honorable : sept breloques au total, dont quatre en or, deux en argent et une en bronze, de quoi décrocher le troisième rang africain. Les boxeurs ont rallié le Kenya au terme d’un stage intensif en altitude à Tikjda, un passage devenu classique pour peaufiner la caisse avant les grandes échéances. Placée sous la conduite de Khaled Harima, Mohamed Allalou et Benyettou Imad, la délégation attend maintenant le coup d’envoi des phases éliminatoires, prévues à partir de jeudi. Le tournoi, organisé sous l’égide de World Boxing, se tiendra du 15 au 28 octobre. Sur la composition du groupe, le sélectionneur a été clair, un seul critère a prévalu, celui de la forme du moment. « La forme du moment a été notre seul critère de sélection », a-t-il insisté. Chez les messieurs, ce sont donc Fares Benmoukh (-50 kg), Amine Zanes (-55 kg), Hichem Maouche (-60 kg), Smail Bekhsis (-65 kg), Youcef Islam Yaiche (-70 kg), Mustapha Abdou (-80 kg), Mohamed Maoui (-85 kg) et Sid Ahmed Moussaoui (+90 kg) qui monteront sur le ring pour défendre les couleurs nationales. Chez les dames, l’Algérie aligne cinq boxeuses : Fatiha Mansouri (-51 kg), Malak Aichoune (-52 kg), Douaa Raouas (-54 kg), Ichrek Chaib (-60 kg) et Djouher Benane (-65 kg). Un contingent féminin qui, avec cette cinquième représentante, témoigne de la volonté de la direction technique de peser sur toutes les catégories, sans faire l’impasse sur aucune. Face à elles et à eux, la concurrence s’annonce relevée. La Fédération kényane de boxe a confirmé la présence de vingt pays africains. Le pays hôte, qui compte une équipe complète avec des boxeurs engagés dans toutes les catégories de poids, aura l’avantage du terrain et du public. Le Nigeria, l’Égypte, le Cameroun et l’Angola ont également dépêché des délégations majeures, composées de leurs meilleurs éléments olympiques. Autrement dit, chaque combat s’annonce serré, et le moindre faux pas pourrait coûter cher dès les premiers tours.

Mais derrière cette échéance continentale, le regard de la direction technique porte plus loin. Pour Khaled Harima, le rendez-vous de Nairobi n’est que le début d’un chantier de bien plus grande envergure. « Ce tournoi sous l’égide de World Boxing représente également le premier jalon d’un projet beaucoup plus grand. Nous intégrons des jeunes talents pour bâtir l’ossature qui nous mènera, je l’espère, à une qualification massive pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Le noble art algérien doit reprendre toute sa place au sommet de l’Afrique », a-t-il ajouté.

L’enjeu est double, il s’agit de confirmer sur le ring que la boxe algérienne est de retour parmi les puissances du continent et poser, avec une relève en rodage, les premières pierres de la route vers l’olympiade californienne.

M.D.

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