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Locales de 28 novembre : L’Anie se dit « pleinement prête »

L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a reçu 5.891 listes de candidature pour les assemblées communales et 434 pour les assemblées de wilaya, à quelques semaines des élections locales du 28 novembre. Les chiffres ont été communiqués mardi par son représentant, Moussa Amara, lors du premier numéro du forum de la Chaîne II de la Radio algérienne, consacré à la commune comme moteur du développement. Pour les communales, l’Autorité a enregistré 5.631 listes présentées par des partis politiques, 239 listes indépendantes et 21 listes d’alliance. Du côté des wilayas, le décompte fait état de 405 listes partisanes, 24 listes libres et 5 listes d’alliance. M. Amara a assuré que l’instance avait réuni «toutes les conditions favorables» à la réussite du scrutin, selon un programme préétabli et une stratégie coordonnée avec ses partenaires. Elle se dit prête pour les échéances locales comme nationales. Il a aussi rappelé les étapes franchies, de la convocation du corps électoral par le président de la République jusqu’à la clôture du dépôt des déclarations de candidature, en insistant sur les rencontres régionales tenues pour assurer «une bonne préparation» du rendez-vous.

Les experts conviés au débat ont salué ces données. Le constitutionnaliste Kais Cherif les juge «très positives», malgré le recul du nombre de listes libres. Selon lui, le nombre de candidats est en hausse par rapport à 2021, ce qui s’explique par l’augmentation des postes à pourvoir et par le nouveau découpage administratif. Il a ajouté que la loi organique relative au régime électoral détaille toutes les phases du processus, y compris le droit des listes et des candidats écartés de saisir les juridictions compétentes. À ses yeux, il ne reste aux postulants qu’à s’y conformer.

Pour Makhlouf Sahel, spécialiste en sciences politiques, il s’agit d’un «rendez-vous constitutionnel majeur», organisé à la date fixée par la loi, qui traduit à ses yeux une pratique démocratique exemplaire. Il a rappelé l’importance de la révision constitutionnelle lancée en 2020 par le président Abdelmadjid Tebboune pour «renforcer la pratique démocratique et instaurer une nouvelle gouvernance». La commune, a-t-il souligné, est «la première cellule fondamentale de l’État», là où se noue le dialogue entre partenaires politiques pour bâtir des programmes de développement local répondant aux préoccupations du citoyen, dans une logique participative. Il y voit «le premier cadre de la pratique démocratique». Il estime aussi que le pays s’oriente vers une commune génératrice de richesse, après la modification des codes de la commune et de la wilaya.

Le rôle de la presse n’a pas été oublié. Samir Ardjoun, enseignant à l’École nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information, a présenté les médias comme «un médiateur essentiel» entre l’électeur et le candidat, en leur ouvrant des tribunes pour exposer leurs programmes. Il a salué l’accompagnement assuré par les médias nationaux lors des législatives du 2 juillet dernier.

Malik Meziane

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