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« La vigilance de l’ANP et la conscience du peuple ont fait échec aux plans contre la stabilité de l’Algérie »

Invité de la Radio algérienne internationale, le politologue Mohamed Salah Djeddi a estimé, dimanche, que l’armée et la population forment ensemble un rempart face aux tentatives de déstabilisation du pays. Ses déclarations interviennent au lendemain de la diffusion par le ministère de la Défense nationale d’un documentaire consacré aux incendies de forêts qui ont touché plusieurs wilayas. Le film, intitulé « Révélation des complots de la trahison et des réseaux de la collaboration », présente les aveux de personnes arrêtées dans des affaires de sabotage, dont les feux de Jijel, de Béjaïa et de Constantine. Le professeur Djeddi a d’abord salué le travail de l’Armée nationale populaire, qu’il décrit comme « un bouclier » et « un bastion imprenable » face aux menaces. Il a cité la sécurisation des frontières, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que le lien entre le peuple et son armée. L’invité a rappelé les propos du président Abdelmadjid Tebboune, qui répète que l’Algérie est visée parce qu’elle tient à sa souveraineté et refuse de plier sous les pressions. Selon les aveux diffusés, les personnes arrêtées disent avoir été manipulées par Amir Boukhors, dit « Amir DZ », à coups de promesses d’enrichissement et de fausses aides venues de l’étranger. Le politologue s’est dit consterné de voir des jeunes diplômés, issus de milieux plutôt aisés, entraînés dans de tels actes. Il demande une application stricte de la loi contre les auteurs d’incendies volontaires, au regard des pertes humaines, écologiques et matérielles qu’ils causent.

Djeddi est revenu sur le témoignage d’un détenu, qui évoque des consignes reçues depuis la France et des échanges constants avec Boukhors. Selon cette version, l’objectif était clair puisqu’il fallait que « ce pays brûle ». Les recrues se voyaient promettre de l’argent, un voyage facilité vers la France et même un mariage blanc. Les feux de Didouche Mourad et de Djebel El Ouahch, à Constantine, ont ainsi été allumés contre rémunération, avant que certains auteurs ne gagnent l’Europe par la mer, puis la France. Le réseau, d’après les éléments du MDN, ne se limiterait pas au sabotage. Il aurait aussi cherché à peser sur la scène politique nationale et à semer la discorde. L’intervenant a rapproché ces faits du démantèlement annoncé d’un réseau international de 61 ressortissants marocains, dont un ancien militaire, soupçonnés de préparer des actions contre la sécurité du pays. Le professeur a également salué l’attention portée par les hautes autorités à la lutte contre l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent, en particulier face aux fortunes soudaines et inexpliquées. Il a vu dans la loi 26-13, qui modifie le code pénal et élargit le champ de la peine capitale, une réponse législative à une demande populaire de fermeté. Il a aussi souligné l’élan de solidarité qui accompagne chaque épisode d’incendie, ainsi que la lutte contre les rumeurs et les appels à la division. En fin d’intervention, Djeddi a critiqué avec vigueur la France. Si l’implication de parties françaises était établie, a-t-il dit, les voies juridiques nationales et internationales devraient être activées pour poursuivre les responsables. Il a conclu que la cohésion du front intérieur, la conscience nationale et le soutien aux institutions de l’État restent les meilleurs garants de la souveraineté du pays.

Chokri Hafed

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