Culture

Tomber de rideau sur le 15e Festival international du théâtre de Béjaïa  : « Louhat Ad-Dam » rafle le Gouraya

Le rideau est tombé sur la 15e édition du Festival international du théâtre de Béjaïa, et c’est Tizi Ouzou qui repart avec le gros lot. La pièce « Louhat Ad-Dam » (tableau de sang), signée du théâtre régional Kateb Yacine, a décroché jeudi le grand prix Gouraya du meilleur spectacle, au terme de neuf jours de représentations, du 15 au 23 octobre, au théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh. Du côté des interprètes, le Gouraya du meilleur rôle masculin est allé au comédien irakien Ammari Noureddine Hassan Rassoul, remarqué dans « Saat 03:03 », une production de la troupe de théâtre et de drame des Turkmènes d’Irak. Chez les femmes, le prix a récompensé collectivement les comédiennes de « Djanazat Ayoub » (l’enterrement d’Ayoub), présentée par le Théâtre national algérien, qui a aussi empoché celui de la meilleure scénographie. Le jury a pour sa part choisi de distinguer la pièce tunisienne « Les fugueuses », du Théâtre national tunisien.

Le volet consacré au théâtre du village n’a pas manqué de relief. Sept troupes locales se sont affrontées du 16 au 22 octobre à la maison de la culture de Béjaïa, et c’est « Tansawt » (cimetière), de la troupe Phoenix, qui s’est adjugé le premier prix Tahar Khelfaoui. « Ger rwah ttughalin » (entre départ et retour), de la troupe Azar, a pris la deuxième marche du podium, devant « Ikem » (pour toi), portée par l’association Tighri Umezgun (cri du théâtre). Le jury a également salué « Taous », de la troupe Assayes, et « Ccix lkanun », de la troupe Ifurkan. Enfin, un prix d’encouragement a été partagé entre « Une nuit pas comme les autres », des Amis de la scène, et « La valise vide », de la troupe Imeslab. La soirée de clôture a aussi été l’occasion de rendre hommage à plusieurs scénographes algériens, certains de leur vivant, d’autres à titre posthume, ainsi qu’à des associations qui font vivre les planches dans la wilaya de Béjaïa.

Prenant la parole, le commissaire du festival, Ali Aissaoui, s’est dit « satisfait » de tout ce qui a été accompli durant cette édition. Il a rappelé que le théâtre avait permis à des professionnels et des passionnés venus de différents pays de se retrouver et d’échanger.

Placée sous le thème « théâtre de la cité » et organisée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts et de la wilaya de Béjaïa, cette édition a réuni sept troupes venues d’Irak, de Russie, d’Italie, de Tunisie, du Sénégal et d’Algérie, le Liban étant l’invité d’honneur. Le programme comprenait aussi un colloque international sur « Théâtre et anthropologie », des projections de films documentaires, des spectacles dans plusieurs communes de la wilaya et des hommages à des figures du quatrième art.

Mohand S.

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