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Mémoire et souveraineté : Le poids de l’Histoire dans les relations internationales a changé

Invités du « Forum » de la Chaine 1 de la Radio algérienne, Abdelaziz Medjahed, directeur général de l’Institut national d’études stratégiques globales (INESG), et Mohamed Amrouni, président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la nation, ont fait le lien entre mémoire nationale et souveraineté. Ils ont aussi évoqué le déploiement de troupes au Niger et défendu les « solutions africaines aux problèmes africains ».

La préservation de la mémoire fait partie des conditions de la souveraineté et de l’indépendance du processus décisionnel d’un État, a affirmé lundi Mohamed Amrouni, président de la commission des Affaires étrangères et de la Communauté nationale du Conseil de la nation et membre du Parlement panafricain.  Selon M. Amrouni, un État a besoin de plusieurs leviers pour protéger sa souveraineté, dont la sauvegarde de la mémoire, qui relève de « l’immunité culturelle ». Il a noté que les critères de puissance ne sont plus ceux des décennies passées et l’histoire et la mémoire nationale pèsent désormais dans les relations internationales. Le sénateur a estimé que la mémoire est devenue un véritable enjeu pour des pays comme l’Algérie, « notamment avec l’acharnement de certaines puissances, soit à falsifier les faits historiques, soit à nier cet héritage de la nation algérienne ». D’où, a-t-il poursuivi, la nécessité d’en faire l’une des priorités de la politique générale de l’État. Il a précisé que « légiférer sur la mémoire » revient à doter l’État des instruments pour protéger son patrimoine historique et le transmettre aux générations futures, une démarche qu’il a présentée comme un axe majeur de la politique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

« Des vérités que la France ne veut pas révéler »

Abdelaziz Medjahed a, de son côté, estimé que la Déclaration du 1er Novembre a tracé l’avenir de la Révolution et les principes de la nation. Il s’exprimait alors que l’on célèbre le centenaire de la fondation de l’Étoile nord-africaine, qui a, selon lui, réveillé les consciences nationales dans toutes les couches de la société. Il a rappelé que la Révolution de Novembre a été planifiée et déclenchée par les membres de l’Organisation spéciale et de l’Étoile nord-africaine. Interrogé sur l’importance de l’histoire pour l’avenir de la nation, il a déclaré qu’« il y a des vérités que la France ne veut pas dévoiler, car elles donneraient son image véritable ; c’est pourquoi elle cherche à déformer les faits historiques sur l’Algérie et sa Révolution. »

Le directeur de l’INESG a ajouté que l’Armée nationale populaire (ANP), héritière de l’Armée de libération nationale, puise sa force dans celle du front intérieur et dans son organisation, comme à l’époque de la lutte de libération. Sa doctrine, a-t-il souligné, repose sur le principe que « la patrie passe avant toute autre considération », la défense de ses intérêts intérieurs et extérieurs figurant parmi ses priorités.

Sur un autre volet, M. Amrouni a également abordé la décision d’envoyer des unités de l’ANP au Niger, après approbation du Parlement par ses deux chambres. Elle poursuit, selon lui, des objectifs clairs et respecte la Constitution, les lois et les usages, ainsi que la souveraineté du Niger. Il a rappelé que l’Algérie a toujours défendu des solutions africaines aux problèmes africains, « contrairement à certains pays qui cherchent à introduire dans le continent des États non africains pour exécuter leurs agendas, semer le chaos et piller ses richesses », dans le but, a-t-il dit, d’affaiblir l’Union africaine. Malik Meziane

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