Ferhat Ait Ali Braham ministre de l’Industrie : « Certaines parties extérieures veulent faire pression sur le secteur »

Au sujet des quatre autorisations accordées dans le cadre des importations de véhicules, pour laquelle il a été interrogé, jeudi passé, par des membres du conseil de la nation, le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, s’était montré offensif en déclarant à qui voulait bien l’entendre, que « des lobbys extérieurs tentent d’influer sur ses décisions ».

Ferhat Ait Ali Braham précisera dans sa lancée que « ces autorisations ont été octroyées à des importateurs Algériens, à l’exclusion des étrangers », dit-il. Toujours dans un ton offensif, le ministre de l’Industrie pointe d’un doigt accusateur les modalités d’octroi de ces licences d’importations de véhicules, dont certaines sont, selon lui, « fictives » et « incluant des partenaires étrangers ayant saigné à blanc le Trésor public ». Il avancera comme coût payé par le Trésor public la somme de 12 milliards de dollars « sans aucun profit au retour que personne n’avait osé dénoncer durant les années précédentes ». Selon le ministre de l’Industrie, « ces importations de véhicules coûteront 2 milliards de dollars avec un escompte de 1 milliard de dinar pour le trésor public », a-t-il tenu à préciser.

Il assurera que « toutes les demandes d’agréments relatives aux importations de véhicules seront les bienvenues pour peu qu’elles soient conformes au cahier des charges liés à cette activité ». A la question de connaitre les raisons de la suspension des importations de véhicules durant trois années, Ferhat Ait Ali Braham réplique que « l’Etat ne peut financer un marché dont les revenus sont d’origines douteuses, voire criminelles et il est donc exclu que l’Etat puisse faire usage d’argent dont la provenance est inconnue et hors la loi ». Il affirme que « les véhicules de moins de trois ans, destinés au marché Européen, seront du même prix que les nouveaux véhicules en voie d’être importés par l’Algérie. Il expliquera à ce sujet, que « le gel des importations de moins de trois ans était motivé par des problèmes à la fois techniques et juridiques qui freinent le lancement de cette activité commerciale ».

Il expliquera toutefois que l’application de l’article 110 de la loi des finances 2020 adopté par les deux chambres (APN et Conseil de la nation) se heurte à des problèmes d’ordres juridiques notamment en ce qui concerne la lutte contre le marché parallèle de la devise. Lequel article, dit-il, « requiert la modification de la loi mettant en avant des interférences entre plusieurs ministères, celui des Finances, du Commerce et des Affaires étrangères et de l’Intérieur », rappelant la mauvaise expérience déjà vécue par l’Algérie dans ce créneau de l’importation des véhicules de moins de trois années, durant les années 1990. Ferhat Ait Ali rappellera que « les réglementations bancaires ne permettent pas le transfert de fonds de ces transactions pour l’acquisition de ces véhicules dans les marchés extérieurs de même que les montants déclarés lors des voyages ne sont pas suffisants pour l’acquisition d’un véhicule ».
Boubekeur Amrani

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