Complexe Sider El Hadjar: La grogne des sidérurgistes

Que se passe-t-il au complexe sidérurgique d’El Hadjar, où le syndicat d’entreprise s’est engagé à défendre la stabilité du complexe ?

Moins d’une semaine après la tenue de la réunion d’évaluation des activités du complexe, et lors de laquelle le bureau syndical du complexe Sider a confirmé son engagement à veiller à la préservation de la stabilité du complexe, voilà que celui-ci, enregistre, depuis hier, les prémices d’une tension à priori bien orchestrée.  Sinon comment expliquer cette subite réaction de la masse salariale, qui fait état d’un malaise endémique. Pis encore, pourquoi avoir choisi ce timing pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dépassements, de favoritisme dans le recrutement et certaines inégalités », entre autres. Des interrogations surgissant  au moment où le bureau syndical de l’entreprise Sider œuvre pour la préservation de la stabilité de l’entité. Il faut dire que, le climat tendu prévalant depuis deux jours au sein du complexe, reflète les prémices d’une situation plutôt conflictuelle qui se profile à l’horizon. Puisque la masse salariale semble avoir répondu à un mot d’ordre pour dénoncer certains faits, dont la saignée à blanc des fonds du complexe. « Des fonds versés pour certains responsables retraités toujours en exercice », ont révélé des sidérurgistes. Selon nos interlocuteurs, » ces salaires faramineux sont puisés des fonds du complexe « . Des salaires, nous révèle- t-on à hauteur de « 10 millions de centimes par mois, perçu par le premier responsable du complexe, ainsi que les retraités qu’il a lui-même recrutés ». Un salaire que des cadres de l’entreprise hautement qualifiés, ne perçoivent pas, ont souligné les mêmes interlocuteurs.  Au-delà, ces derniers ont fait état, voire dénoncé  » l’attribution d’indu-avantages « , pendant que, des entreprises, relevant du groupe Sider, tel le complexe El Hadjar, l’SGS et l’ISGA entre autres, ont besoin de tous les fonds pour amorcer une vraie relance de leurs activités.. Nos sources dénoncent également la politique des recrutements.  Un segment qui, convient-il de le souligner, a de tous temps, été facteur de tension pour le complexe Sider/ Annaba. Le processus de recrutement dans cette entité économique serait « entaché de dépassements ». Selon les mêmes sources, « les seuls critères de recrutements sont le favoritisme et liens de parenté. »  » Pour prétendre à un poste dans l’usine, il faut avoir une connaissance ou un lien de parenté avec, un quelconque responsable  ou une personne influente  dans l’usine », ont  dénoncé avec un grand regret, nos interlocuteurs. Ces derniers sont allés jusqu’à soulever une situation qu’ils ont qualifié d’intrigante, celle relative au cumul de fonctions. Mettant à l’index en ce sens, la double fonction d’un responsable de la direction du complexe Sider Annaba, ils ont révélé la désignation récente de cet administrateur (…) dans le groupe Mazouz, alors qu’il serait, selon les propos de nos interlocuteurs, « du suivi et du développement un poste sensible et important dans la direction du complexe « . Évoquant le volet des marchés, les mêmes sources, ont fait savoir qu’ « il y’a plusieurs marchés nécessitant un contrôle et vérification », surtout que les entreprises relevant du groupe Sider croulent sous le poids des dettes, en raisons des passifs financiers, à l’image du complexe d’El Hadjar/Annaba. Ces présumés faits et bien d’autres sont, semble-t-il, à l’origine de la grogne de la masse salariale.

Sofia Chahine

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