Protocole sanitaire : Les cas contacts pas strictement isolés

Après trois cas de Covid-19 au sein de l’équipe sud-africaine de football, les JO de Tokyo sont confrontés au délicat traitement des « cas contacts », mis à l’écart et étroitement surveillés mais sans être privés d’entraînement. « Bien que vous soyez contact proche, vous pouvez continuer à faire le minimum dont vous avez besoin pour préparer » le plus grand rendez-vous sportif au monde, a résumé face à la presse Pierre Ducrey, directeur adjoint des Jeux au sein du CIO.  Les trois premiers cas positifs au coronavirus détectés au Village olympique, chez un encadrant de l’équipe sud-africaine de football samedi puis deux joueurs dimanche, ont déjà entraîné lundi l’identification de 21 « contacts proches », sur lesquels les organisateurs n’ont pas fourni de précisions. Le comité olympique tchèque a par ailleurs annoncé lundi que l’un de ses beach-volleyeurs, Ondrej Perusic, avait été testé positif dimanche au Village olympique, comme l’avait été la veille un membre de l’encadrement à l’aéroport. Le nombre de cas contacts n’est pas encore connu. Cette détection cruciale est menée au cas par cas par un panel indépendant d’experts, a expliqué le CIO, soucieux de resserrer le filet autour des personnes qui présentent un réel risque de transmission du virus. Tant qu’ils demeurent négatifs au Covid-19, ces « contacts proches » ne subissent pas un isolement aussi rigoureux que celui réservé aux personnes infectées, qui sont placées dans un lieu prévu par Tokyo-2020, ou dans une structure de soins en cas de symptômes. Dépistés chaque jour, priés de manger dans leur chambre et transportés « par des véhicules dédiés », les cas contacts doivent de leur côté « s’entraîner à part » mais peuvent poursuivre leur préparation, a détaillé Ducrey. Ils peuvent aussi participer à une compétition s’ils ont été testés négatifs « six heures avant », a complété le médecin britannique Brian McCloskey, chef du panel d’experts. Même s’ils sont en phase d’incubation, il est « très improbable » que leur charge virale augmente dans ce délai au point qu’ils s’avèrent contagieux, a-t-il assuré. Les organisateurs n’ont « pas ménagé leurs efforts » pour que les participants aux Jeux puissent « se sentir à l’aise » malgré l’ambiance alourdie par la pandémie et l’absence quasi-totale de public, a souligné de son côté Christophe Dubi, directeur des JO au sein du CIO. « C’est déjà assez impressionnant quand vous êtes aux Jeux, avec la pression de l’entraînement et de la compétition », mais le Covid-19 impose « une couche supplémentaire » liée aux tests et aux restrictions sanitaires, a insisté le responsable.

R. S.

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