Coronavirus : Une seule dose de vaccin ne suffit pas à éviter la contamination au variant Delta

Les citoyens qui se sont fait inoculés la première dose du vaccin contre le coronavirus devront absolument faire la  deuxième. Une seule dose  ne peut pas leur éviter les risques de contamination par le variant Delta du virus du Covid 19. Un communiqué publié lundi par  l’agence danoise de détection des maladies infectieuses, the Statens Serum Institut (SSI) indique que « 22% de toutes les infections par le variant Delta se sont produites 14 jours après l’administration de la première dose selon les conclusions d’un  examen effectué par le SSI sur l’incidence des infections parmi les personnes ayant reçu uniquement la première dose de vaccin au cours de la période comprise entre le 1er mars et le 13 juillet ».Ce qui fait donc que « les gens doivent savoir qu’ils peuvent toujours être infectés et doivent toujours suivre les conseils généraux sur la prévention des infections et ne pas attendre trop longtemps pour recevoir une autre injection » a expliqué à ce sujet le chef de département au Statens Serum Institut Palle Valentiner-Branth qui a averti que « même si les gens ont été vaccinés et ont reçu un passeport COVID, nous voyons encore beaucoup d’infections à variant Delta dans ce groupe ».Pour illustrer cette carence dans la protection, le Statens Serum Institut estime que la seule première dose de vaccin une seule injection de vaccin ne suffit pas à assurer  « un niveau élevé de protection contre une forme grave de la maladie et l’hospitalisation, que vous soyez infecté par le variant Alpha ou Delta ».  

Pour rappel, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Alger, Pr Fawzi Derrar a, lui également, insisté lundi lors de son passage à la radio nationale Chaîne Une, que les Algériens doivent  faire les  deux  doses de vaccin.   Une seule, avertissait-il, ne pouvait prémunir de la contamination. Faire le vaccin complet avec les deux doses  est l’unique moyen de se protéger  du variant Delta qui se propage très  rapidement.  Pire encore, si ce variant poursuit  son évolution sur la même courbe, on risque,  avertit Pr Derrar, d’avoir recours à une troisième dose d’ici  l’automne prochain.Enfin, notons que d’autres variant sont en train   d’apparaître avec une égale  capacité à se propager que   le variant Delta. La situation, ajoutait le directeur de l’Institut Pasteur, a fait que l’idée de vacciner 80% de la population pour atteindre l’immunité collective est largement dépassée par les évènements car aujourd’hui, il faut vacciner beaucoup plus. 

Kamel Nait Ameur

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