Annaba : Plusieurs projets dépoussiérés

À l’issue des visites d’inspections opérées par le wali d’Annaba, il a été constaté que sur les huit projets visités, un seul est en cours de réalisation.

Il s’agit d’une promotion immobilière de 200 logements sise  à la cité Boukhadra III, dans la daïra d’El Bouni, selon le rapport de la commission technique de wilaya chargée du suivi des projets . Une opération de récupération du foncier urbain a été lancée par Djamel-Eddine Berrimi, chef de l’exécutif de la wilaya d’Annaba, qui a décidé de dépoussiérer ces projets. Dans une instruction adressé à ses services, le wali d’Annaba a demandé le recensement des projets non lancés, notamment ceux liés à la promotion immobilière à caractère commercial, dont les assiettes ont été attribuées dans le cadre du dispositif Calpiref, apprend-on auprès du cabinet du wali. Ce dernier a, ajoute-on, demandé  à la commission technique de wilaya chargée du suivi de ces projets, de lui fournir un rapport détaillé, dont les conclusions ont été glaçantes. Plusieurs autres  projets n’ont, également pas, été lancés, selon une source de la DUC d’Annaba, qui a souligné que l’attribution des terrains devant servir d’assiette à ces projets remonte à 2016. Selon la même source, l’un des promoteurs dispose d’une assiette de près de deux (2) hectares située au bord de la route menant vers la commune de Seraidi,  ne dispose même pas de permis de construire. Son dossier a été reporté pour étude par la commission CAUB pour faute d’aménagement. Donc, depuis l’attribution de son terrain en 2016, le bénéficiaire attend que l’État procède à l’aménagement de son site pour qu’il lance son projet de 350 logements promotionnels. Le second projet est situé à la cité Zaafrania et est prévu sur un terrain de 5000 m², dont l’attribution remonte également à 2016. ‘’ Le propriétaire n’a même pas daigné déposer une demande de permis de construire’’. Même situation pour un autre projet,  non loin de ce chantier fantôme. Ce troisième projet éphémère a bénéficié d’une assiette foncière de plus de 6000m², et le promoteur n’a jusqu’à ce jour pas lancé les travaux de réalisation, pour le même motif, à savoir absence de permis de construire. Trois projets qui totalisent à eux seuls plus de trois hectares à forte valeur foncière  séquestrés depuis plus de 5 ans, alors que des jeunes porteurs de projets n’attendent qu’une infime partie de ces assiettes pour concrétiser leurs projets, créateurs d’emploi et de richesses. Constat qui à priori n’a pas laissé pour autant, Djamel Eddine Berrimi indifférents. Selon notre source, le commis de l’état va certainement trancher dans ces cas d’abus, avec la manière la plus sévère, dont la récupération des terrains. Surtout que, a fait savoir la méme source,  sur le cahier des charges, il y a une clause qui prévoit le retrait du foncier au bénéficiaire s’il n’engage pas les travaux dans un délai maximum de six mois. Désormais, le prétexte lié à l’absence du foncier à Annaba pour abriter des projets économiques n’est plus valable.

Sofia Chahine

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