Crise sanitaire : Le patronat plaide pour des allègements fiscaux

La troisième vague de contaminations au coronavirus et les nouvelles mesures de prévention sanitaire mises en place dans ce sillage affecte de nouveau les opérateurs économiques, lesquels demandent aujourd’hui plus de soutien de la part des pouvoirs publics pour dépasser la crise.

C’est dans ce contexte que le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), Sami Agli a appelé hier à des allègements fiscaux. L’importance de la stabilité et l’amélioration de l’arsenal juridique encadrant l’activité économique ainsi que l’amélioration du régime fiscal ont été évoqués par le président de la CAPC hier sur les ondes de la Chaîne I de la Radio algérienne. Celui-ci a estimé hier qu’un « encadrement juridique de l’activité économique stable est très important, car il attire les investissements nationaux comme les investissements étrangers ». Pour Sami Agli, « les instructions duPremier ministre allant dans le sens d’une stabilité juridique permettant de faire aboutir avec succès le nouveau plan de relance de l’économie nationale est un signal et un message aux opérateurs économiques de la disponibilité du gouvernement à mettre à leur disposition un climat des affaires propice ». »Les pratiques du passé faisant que les lois sont changées au bout de quelques mois ne doivent plus continuer », a insisté le président de la CAPC. En effet, pour réussir à passer à une économie arrimée aux dernières évolutions, ajoute l’orateur, la stabilité du cadre juridique est d’une importance capitale car il est considéré comme la base de l’activité économique. 

Abordant les difficultés imposées par la crise sanitaire induite par l’émergence de la pandémie du Covid 19, Sami Agli reconnait « la complexité de la situation mais estime en contrepartie qu’elle ne touche pas que l’économie algérienne mais son impact est mondial ». Tous les pays tentent de trouver des moyens de contourner les difficultés. « Aussi, protéger le tissu industriel national et  l’outil de travail sont nos priorités dans cette conjoncture qui ne diffère de rien de la situation de guerre », estime-t-il. La protection de l’économie passe d’abord, explique-t-il, par la levée de tous les obstacles, la lutte contre les entraves bureaucratiques  et permettre aussi aux opérateurs de mobiliser leurs capacités financières.

Au chapitre de la fiscalité, le président de l’organisation patronale a préconisé au gouvernement d’aller vers « des allègements fiscaux concrets » car, estime-t-il, « il n’est pas possible de payer des impôts de façon ordinaire dans une conjoncture pas du tout ordinaire ». Les deux exercices fiscaux précédents nécessitent de réels allégements surtout les petites entreprises fortement touchées et qui, rappelle-t-il, représentent 95% du tissu économique national. 

Sur un autre chapitre, Sami Agli a estimé que « la dépénalisation de l’acte de gestion fait partie de ce cadre juridique qui encadre l’action économique  qui représente la priorité des priorités ». 

Kamel Nait Ameur

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