Le covid-19 endeuille le monde de la culture et des arts

Plusieurs grands noms disparaissent en quelques jours

Le covid-19 continue de faire des victimes. Le monde de la culture et des arts est particulièrement affecté. Plusieurs grands noms ont disparu ces derniers jours en raison du coronavirus. Entre mercredi et jeudi pas moins de trois hommes de culture ont été emportés par le virus, du grand comédien Saïd Hilmi au dramaturge Hocine Taïleb et le chanteur MhennaOuzaid.

Le grand artiste et comédien Saïd Hilmi est décédé mercredi à Alger à l’âge de 82 ans des suites de complications liées au coronavirus, a-t-on appris de ses proches.L’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) avait annoncé, il y a quelques jours, la dégradation de l’état de santé de Saïd Hilmi suite à sa contamination à la Covid-19.

En cette douloureuse circonstance, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé un message de condoléances à la famille du défunt Saïd Hilmi. « J’ai appris avec une immense affliction et tristesse la nouvelle de la disparition de l’artiste Saïd Hilmi, des suites de complications liées au coronavirus. Nous prions Dieu, Tout Puissant, de le combler de Sa sainte Miséricorde », a écrit le Président Tebboune dans un message publié sur la page officielle Facebook de la Présidence de la République.Et d’ajouter : »Un grand et talentueux artiste vient de nous quitter après avoir enrichi la production télévisée et cinématographique des années durant, en laissant son empreinte dans plusieurs oeuvres artistiques. Le défunt a amplement mérité l’estime et le respect du public épris de culture et d’art dans notre pays ». »En cette douloureuse épreuve, je présente à la famille du défunt ainsi qu’à la famille artistique mes condoléances les plus attristées et mes sincères sentiments de compassion, priant Allah d’accorder au défunt Sa sainte miséricorde, et d’accorder aux siens patience et réconfort. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons », a conclu le Président Tebboune.

Né en 1939 à Tizi-Ouzou, le regretté a tracé sa carrière artistique très jeune, d’abord en participant à nombre d’émissions radiophoniques pour enfants.Quelques années plus tard, feu Hilmi a animé des programmes sur le théâtre, pour ne citer que « Akardeche » sur les fréquences de la radio Chaîne 2.Participant à plusieurs œuvres cinématographiques, le défunt a brillé dans « Ali au pays des mirages » en 1979 de Mohamed Rachedi, « Douar des femmes » en 2005 de Mohamed Chouikh ou encore dans l’art dramatique algérien, aux côtés de grands artistes tel que Siali Kouiret, Fatiha Berbère et Nouria, dans « A prendre ou à laisser ». Connu et reconnu en milieu artistique pour sa passion  son travail, son enthousiasme et inquiétude pour le cinéma algérien, le regretté était en contact permanent avec les artistes et membre actif au sein de l’association Adwaa à la tête de laquelle il était désigné récemment président d’honneur.

Jeudi, c’était le dramaturge et scénariste Hocine Taïleb qui disparaissait à Koléa (Tipasa), à l’âge de 55 ans, des suites des complications du Coronavirus.Né à Alger en 1966, le défunt a écrit de nombreux textes théâtraux et des scénarios de feuilletons télévisés, de même qu’il avait occupé le poste de conseiller culturel à la direction de la Culture de la wilaya de Tipasa.Parmi ses pièces, « où as-tu laissé l’épée ?! » (1997), « la nuit de l’arrestation de Djouha » (1998), « mouchared » (1999), « Beni Kalboun » (2006) et « El Ghouthia » (2008). Il a également collaboré avec de nombreux théâtres régionaux.Le défunt a écrit, en outre, de nombreuses sitcoms, dont le scénario de la quatrième saison du feuilleton « Djouha », coécrit avec le scénariste Ahmed Rezzak en 2006, outre les scénarios des séries comiques « Rouh belakal » (2006), « rihat leblad » (2009) et « mani Louiza » (2016).Il a participé à plusieurs festivals nationaux de théâtre et fait partie de plusieurs jurys de festivals nationaux de théâtre. Il a aussi animé plusieurs conférences sur le théâtre à la radio et à la télévision.

Dans le monde de la musique, le chanteur Mhenna Ouzaïd, est décédé, mercredi à Tizi Ouzou, à l’âge de 63 ans, des suites de la Covid-19, a-t-on appris de la directrice locale de la Culture et des Arts, Nabila Goumeziane.Le chanteur auteur-compositeur Mhenna Ouzaïd, de son vrai nom Mhenna Zaidat, a tiré sa révérence un jour après le décès de sa mère, emportée elle aussi par la pandémie.   L’enfant d’Azazga, connu pour ses chansons d’amour, notamment « tafat-iw tghab » (ma lumière s’est éclipsée), et « Tayri dh chna » (l’amour et la chanson) en duo avec la défunte chanteuse Zohra, avait lancé sur le marché son dernier album en février dernier.Il y a quelques jours, la scène artistique à Tizi-Ouzou a également perdu un ses chantres, Mohand Ouali Kezzar, mort lui aussi des suites du nouveau coronavirus à l’âge de 63 ans.Natif d’Illoula Oumalou (est de la wilaya), le défunt est connu pour ses belles compositions musicales dont la célèbre chanson « Thivratine ». R.C.

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