Les commerçants tenus de déclarer les entrepôts et les chambres froides : 30 novembre dernier délai

Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig a indiqué, vendredi dans un entretien à l’APS que les commerçants ont, au plus tard, jusqu’au le 30 novembre, pour déclarer leurs entrepôts.

Ainsi, il a fait état de quelques 2.984 chambres froides avec une capacité globale de stockage de 3,5 millions de mètres cubes (m3), ainsi que 1.860 entrepôts d’une capacité de stockage de 6,4 millions m3, actuellement recensés par ses services. Des espaces qui sont conformes à la réglementation et sont actuellement opérationnels, ajoute-t-il, précisant que « contrairement au stockage non déclaré relevant de la spéculation et du monopole », le stockage légal est « une partie intégrante » du processus commercial, permettant la régulation des quantités et des prix des produits agricoles et des denrées alimentaires ». M. Rezig dira ainsi que le stockage légal impose aux propriétaires, de déclarer tous les produits stockés ainsi que toute information y afférent, auprès des services concernés du secteur du commerce », incitant par là même les operateurs à investir davantage dans l’installation des chambres froides et les entrepôts pour une meilleure régulation du marché afin de permettre au ministère du commerce « d’élaborer une carte nationale qui renseigne sur la répartition de ces entrepôts à travers le pays et l’ouverture d’autres espaces, au besoin, afin de se doter « d’un tableau de bord pour mieux gérer et contrôler la distribution ».

Sur un autre chapitre non de moindre importance, le ministre du commerce a fait savoir qu’un arrêté interministériel est en cours d’élaboration, en vertu duquel, il sera procédé au classement des produits agricoles, fruits et légumes, selon la qualité, ce qui permet d’assurer la disponibilité du même produit avec des prix progressifs adéquat au pouvoir d’achat des différentes catégories. A l’exception de la pomme de terre qui sera classée en 3 catégories, les autres produits seront segmentée en deux catégories selon la qualité et disponible à des prix appropriés pour chaque catégorie. Par ailleurs, le Ministre du Commerce qui a indiqué que sont secteur avec celui de l’agriculture appliquent quotidiennement des mesures en vue de remédier aux insuffisances enregistrées a également évoqué les dernières évolutions de la disponibilité et des prix de certains produits comme l’huile et la pomme de terre. M. Rezig rassurera à cet effet d’ailleurs qu’ «  il n’y avait aucune pénurie d’huile de table, ajoutant que la spéculation et les rumeurs étaient derrière le déséquilibre entre l’offre et la demande en raison d’une forte demande par les citoyens sur ce produit de base » tout en précisant que « cette matière est disponible en quantités suffisantes, mais les rumeurs relayées récemment par les médias sur une éventuelle pénurie ont incité les citoyens à changer leurs comportements de consommation en stockant l’huile de table, d’où cette pression ayant impacté directement le marché ». « Nous nous dirigeons, progressivement, vers la non-importation de l’huile vierge, qui est actuellement exportée vers la Tunisie et le Sénégal, en attendant l’élargissement de l’activité d’exportation de cette matière, une fois l’autosuffisance atteinte » notamment via la production de l’huile vierge dans des usines à Mascara et à Oran, en attendant la mise en service de l’usine de Jijel. Tout en faisant savoir que son département est en phase de réalisation de 5 marchés régionaux de gros, dont le premier a été inauguré dans la wilaya de Ouargla par la Société de réalisation et gestion des marchés de gros « MAGROS » et le 2e dans la wilaya de Béchar. Quant au 3e marché, il connaît un taux de réalisation avancé à Tiaret, en collaboration avec la wilaya, M. Rezig a fait état de la décision de mettre en œuvre une nouvelle stratégie visant à  sortir tous les marchés de gros des zones urbaines afin de parvenir à les organiser à travers un programme de réalisation de marchés nationaux à même d’organiser le commerce de gros et créer des marchés régionaux spécialisés. Revenant, dans le même sujet, sur la délocalisation du marché de gros de Semmar vers Boumerdes, M. Rezig a expliqué ue « l’assiette foncière qui lui a été attribuée dans la commune de Birtouta dans la capitale n’était pas en mesure de l’accueillir, en raison du passage de gazoducs et de la présence de câbles électriques de haute tension, ce qui empêche l’entrée des grands camions, selon l’étude réalisée, d’où la nécessité de son transfert vers la commune d’El Kharrouba à Boumerdès ».

Kamel Nait Ameur

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