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Construction d’embarcations pour Harragas : Un atelier clandestin découvert à Ben M’Hidi

Les éléments de la police judiciaires de la daïra de Ben M’Hidi, relevant de la sûreté de wilaya d’El Tarf ont neutralisé des individus qui gèrent un atelier clandestin, spécialisé dans la construction d’embarcations artisanales, dédiées à l’immigration clandestine, apprend-on de source sécuritaire. Ainsi, trois (3) individus ont été arrêtés, selon la même source. Cette affaire a été découverte grâce à l’exploitation d’informations parvenues aux services de sécurité, sur l’utilisation d’un local commercial, dans la construction d’embarcations, destinées à l’immigration clandestine.

Les investigations menées par les services de la police judiciaire ont abouti à la découverte de l’atelier clandestin situé dans une cité urbaine de la ville de Ben M’Hidi, nous dit-on. Usant des prérogatives qui leur sont conférées par les instances judiciaires, mandat de perquisition entre autres, les services de sécurité ont découvert un véritable chantier naval, nous précise-on. L’opération s’est couronnée, selon nos sources, par la découverte et la saisie de deux embarcations de confection artisanale, fraîchement achevées. Ils ont, également, découvert et saisi des équipements et des matières premières utilisées dans la fabrication de bateaux et d’autres machines dans le même cadre. Les mis en causes dans cette activité clandestine sont un groupe de trois individus, qui selon nos sources, travaillent  en étroite liaison avec des réseaux de passeurs de harragas. Âgés entre 30 et 40 ans, les mis en cause dans cette activité illégale, ont été arrêtés et placés en garde-à-vue pour les besoins de l’enquête. Les enquêteurs tentent de remonter la filière jusqu’à la source qui passe la commande pour la fabrication de ces embarcations de la mort, à savoir le ou les réseaux de passeurs. Les prévenus seront déférés, aujourd’hui, devant le procureur de la république, près le tribunal de Dréan relevant de la cour d’El Tarf, qui décidera de la mesure à prendre à leur encontre, nous dit-on. Il est à souligner qu’outre, les fonds que génèrent l’immigration clandestine pour les réseaux de passeurs, la construction des embarcations, est le second créneau rentable, pour les artisans, notamment ceux spécialisés dans la filière du bois. Cette filière regroupe des dizaines d’ateliers qui activent dans la clandestinité dans la wilaya d’El Tarf. Cette wilaya côtière, est l’un des points de départ pour des centaines de Harragas issus de différentes wilayas du pays. Et pour cause, la durée de la traversée vers la rive sud du vieux continent n’est pas longue. D’où, le nombre élevé de harragas qui choisissent cette wilaya.

                      SOFIA CHAHINE

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