Khedda’ae el melh !

Hé, ho, les brigands en costard, arrêtez donc de filouter sur tout et laissez donc tranquille notre alimentation et notre santé ! Et ne vous avisez plus à toucher à notre sel, il a un caractère sacré ! Oui, je sais, Ya kheddaiine el melh, que vous vous en moquiez mais attention, « El melh » peut vous faire mal ! Il symbolise la communion. C’est un lien de fraternité et d’honneur. Allez donc tricher et gagner plein de sous ailleurs. On veut notre sel avec son iode ! Les roublards, ils ont même osé traficoter la composition du sel qu’ils nous fourguent sans iode, nous exposant ainsi à toutes sorte de maladies thyroïdiennes. Les truands en col blanc font fi de tout. Des rapports révèlent que la majorité des sels de table vendus chez nous enregistrent 0 mg d’iode, alors que le pourcentage d’iode ne devrait pas être inférieur à 55 mg/kg et ne pas dépasser 85 g/kg. Un décret exécutif, le 90 – 40 du 30 janvier 1990, rend obligatoire la vente de sel iodé pour éviter les carences en iode. Mais bon, ça c’est la loi algérienne, la loi des producteurs en est tout autre ! Va-t-il falloir tout contrôler et surveiller tout le monde, Ya Errab, c’est quoi ce bin’s !

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