Réglement des conflits : Le rôle de l’Algérie souligné

Les politiques adoptées par la France au Mali dont notamment son intervention militaire, qui n’était pas une demande du gouvernement malien, sont derrière la situation d’enlisement dans laquelle se trouve actuellement ce pays du Sahel qui se trouve à la frontière Sud de l’Algérie, ont affirmé hier des experts qui ont pris part à la conférence- débat organisée à l’INESG. Ces derniers ont également souligné l’importance du rôle de l’Algérie dans la stabilité et la sécurité de cette région. Dans son intervention lors de cette conférence tenue sous le thème « Situation au Mali et au Sahel et le rôle de l’Algérie dans la stabilité et la sécurité dans la région », le directeur du centre, Abdelaziz Medjahed, a réfuté les thèses française émises par la voix de son ministre des affaires étrangères, selon lesquelles l’intervention aurait été une demande exprimée par le gouvernement malien. « La France officielle ne donne pas de précisions ou de détails sur cette prétendue demande du gouvernement malien pour l’aide en informations et l’aide aérienne pour les forces armée terrestres ». A cet effet justement M. Medjahed a estimé que « cette intervention n’a pas permis de régler les problèmes”. Il a également tenu à rappeler que les différentes parties maliennes s’accordent sur “la nécessité de respecter les clauses de l’accord d’Alger ». M. Medjahed a à cet effet assuré  de la constante disponibilité de l’Algérie à aider et accompagner toutes les parties maliennes impliquées dans le conflit dans le processus de  recherche de solutions idoines à leurs problèmes via le dialogue. « L’Algérie n’a pas d’intérêts particuliers au Mali mais elle oeuvre uniquement pour instaurer un climat de sécurité et de paix dans la région », note-t-il. Par ailleurs, la conférence-débat ne pouvait passer sous silence la situation actuelle en Europe de l’Est marquée par le conflit armée entre la Russie et l’Ukraine. « Le conflit n’aura aucun impact négatif sur l’Algérie”  qui est, précise-t-il, “ouverte à toutes les parties ». M. Medjahed rappellera à cet effet d’ailleurs la position constante de l’Algérie qui est le respect du droit international. Le conflit n’a, non plus, aucun impact négatif sur le plan économique ajoute-t-il, citant l’exemple de la hausse des prix du pétrole et du gaz. Pour sa part, intervenant dans cette même conférence-débat, l’ancien diplomate et expert onusien, Noureddine Amir a affirmé  que la diplomatie algérienne est présente partout et entretient des relations amicales avec toute la communauté internationale avec sa démarche œuvrant constamment pour la paix et la sécurité via le dialogue. L’ancien diplomate n’a pas manqué d’exprimer son souhait de voir les deux parties impliquées dans cette crise aller vers le dialogue pour parvenir à un accord dans la paix entre la Russie et l’Ukraine. 

Akli Amor

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