Économie

Agrodiv : De nouvelles minoteries projetées dans le Sud

 « Dans l’objectif de satisfaire les besoins de la population des régions du Sud du pays en produits céréaliers, en aliments de bétail et en pâtes alimentaires, le Groupe agro-industries « AGRODIV » prévoit de renforcer ses investissements dans ces wilayas », selon les déclarations faites à l’APS par le président directeur général de la filiale céréale Ouest, Derkaoui Benyoucef en marge de la cérémonie de la 8e édition du Salon international de l’industrie alimentaire (SIAG). En effet, soulignant « l’existence préalable des bâtiments de cette unité d’une capacité de 700 quintaux par jour », Derkaoui Benyoucef a fait savoir que « dans la wilaya de Bechar, le projet de l’unité des aliments de bétail entrera en service dans six mois tandis que concernant l’unité des pâtes alimentaires qui est, elle, d’une capacité de 240 quintaux, le groupe prévoit de lancer prochainement un appel d’offres pour la réalisation de l’infrastructure ». Le même responsable précisera par ailleurs que « la production des deux unités en question sera destinée à satisfaire les besoins des six wilayas du Sud, à savoir Bechar, Adrar, Tindouf, Beni-Abbes, Timimoune et Bordj Badji Mokhtar ».

Derkaoui fera également état de « l’existence de deux autres projets en étude dans la wilaya d’Adrar à savoir, une minoterie d’une capacité de 1.000 qx/jour et un grand complexe minoterie-semoulerie-pâtes d’une capacité globale de 6.600 qx/j ». Au sujet du premier projet, le même responsable a indiqué que « les cahiers de charge sont actuellement en phase d’élaboration par un bureau d’étude désigné à cet effet, alors que les équipements et le site sont déjà disponibles ». « Nous disposons des équipements et le wali d’Adrar nous a attribué une ancienne coopérative pour implanter le projet », assure-t-il à ce sujet. Il fera savoir également que « le grand complexe minoterie-semoulerie-pâtes dispose, de son coté, d’une capacité de 4.000 quintaux/jour de farine, 2.000 qx/j de semoule et 600 qx/j de pâtes alimentaires ». Il sera réalisé, explique-t-il, dans l’objectif d’exporter une partie de sa production au Sahel. « Une perspective qui ne sera », affirme toutefois Derkioui, « entamée qu’une fois que le groupe sera en mesure de produire son propre blé ». La perspective pose en effet la problématique de l’autosuffisance en cette variété de céréales encore importée et dont la vente en Algérie est accompagnée de mesures de subvention. « On ne peut pas exporter des produits subventionnés par l’Etat », a-t-il d’ailleurs reconnu sans omettre de faire savoir que « son groupe a déposé une demande pour bénéficier d’une parcelle importante qui dépasse les 20.000 hectares à Adrar, pour planter les céréales qu’il transformera et exportera ».

A rappeler enfin que l’Etat a, de son côté, lancé une véritable stratégie pour le domaine des cultures stratégiques dont font partie les céréales qui sont aujourd’hui sujet à l’importation et à des mesures d’accompagnement dans la vente afin de soutenir et d’adapter les prix aux bourses de la majorité des Algériens. 

Akli Amor

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