Industries électriques : Réduire la facture à l’import de plus de 3 milliards USD

L’intégration des industries électriques dans les appels d’offres est un objectif pour lequel la mise sur pied d’un arsenal juridique est actuellement en cours, a fait savoir, hier, lors de son passage à la radio nationale, le directeur général de la promotion et le développement des industries au niveau du ministère de l’Industrie, Salem Ahmed Zayed. L’invité de la radio a précisé que « les importations nécessaires à ces activités coûtent entre 2,8 et 3,4 milliards de dollars ». Il soulignera la pertinence des recommandations du président de la République dans ce domaine via une stratégie de relance de l’industrie. Zayed estime que « les industries électriques sont une valeur ajoutée dans le produit national brut (PIB) d‘autant plus que le produit national est d’une qualité pouvant concurrencer les produits de cette industrie importés ». Pour ces raisons, explique-t-il, son département ministériel « œuvre à la promotion et au développement de ce créneau, notamment les industries agroalimentaire, le cuir, les industries mécaniques essentiellement les équipements électriques qui représentent une filière prometteuse qu’il faudra à court terme développer ». Toujours sous les instructions du président de la République, le ministère de l’Industrie, affirme Zayed, « a lancé un travail de recensement de toutes les entreprises activant dans ce créneau dont notamment les entreprises de grande envergure pouvant aider au développement de l’industrie ».

A ce sujet justement, le directeur général de la promotion et du développement des industries au niveau du ministère de l’Industrie a fait savoir que  « le recensement a fait ressortir l’existence  de quelque 158 entreprises spécialisées dans la fabrication de matériel électrique, 140 entreprises nationales spécialisées, 15 entreprises publiques et trois sociétés fruit de partenariats. Un tissu industriel réparti sur 37 wilayas du pays dont essentiellement les wilayas de Sétif, Bordj Bouariridj,  Alger et Tlemcen ». Aussi, pour parvenir à développer ce créneau, Zayed a préconisé de « regrouper ce potentiel d’entreprises dans un groupement d’entreprises activant dans l’industrie électrique ». Une approche, explique-t-il, « qui permet aux pouvoirs publics de les accompagner dans l’objectif de leur développement dont notamment l’augmentation de  leur production et la hausse du taux d’intégration technologique  et surtout la protection du produit national de la concurrence du produit étranger ». Enfin, le même intervenant a, dans l’objectif de relancer le secteur industriel national, recommandé de « développer cette filière grâce notamment à l’accompagnement des opérateurs économiques spécialisés dans ce domaine en ouvrant les portes du marché national via leur intégration dans les appels d’offres ». Une stratégie qui permettra, ajoute-t-il, « de réduire la facture des importations qui pourra  comme un début être réduite de  1 milliard ».

 Akli Amor

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