Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : «Nous sommes conscients des menaces de déstabilisation»

Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali a souligné hier l’importance du dialogue politique ouvert dans le cadre de l’initiative de « rassemblement, lancée par le président de la République, notamment dans le contexte actuel. 

Invité à s’exprimer au cours de la matinale de la troisième chaîne de la Radio, le président de parti Jil Jadid est revenu sur la dernière rencontre l’ayant réuni avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a expliqué à ce propos que «les rencontres du Président Tebboune avec les chefs des partis politiques renforcent la culture de l’échange». Il a indiqué que «depuis la venue du Président Tebboune, un dialogue avec les partis politiques commence à s’instaurer». «C’est une évolution qui peut participer au renforcement de la communication et l’idée que les responsables du pays sont à l’écoute des avis contraires», a-t-il ajouté. Cette démarche a été entreprise par le président de la République, recevant des chefs de partis. Elle porte dans ses dimensions la concrétisation de la démarche de dialogue qu’il a initiée avec les différentes formations politiques. Le premier responsable de Jil Jadid estime que «cet engagement doit faire émerger des solutions pour le pays, et non pas mener vers des affrontements idéologiques».  Évoquant le contenu des discussions ayant marqué sa rencontre avec le Président de la République, le chef de Jil Jadid a affirmé que «la discussion avec le président de la République était franche». 

Dépasser les solutions judiciaires

«J’ai abordé plusieurs questions qu’il a écoutées attentivement et dont les réponses étaient logiques», a-t-il affirmé, soulignant que «parmi les points abordés lors de cette rencontre,  j’ai insisté auprès du président Tebboune sur le fait que les médias doivent s’ouvrir plus largement sur les débats». Et d’ajouter que «nous sommes conscients des menaces de déstabilisation, mais les dimensions judiciaire et sécuritaire ne peuvent à elles seules résoudre les problèmes du pays». Outre plusieurs autres questions qui ont été abordées conjointement par le Président de la République et le premier responsable de Jil Jadid, Soufiane Djilali a annoncé que «le président de la République prévoit l’installation prochaine d’une commission nationale pour l’étude des modalités de subventions, en plus du projet sur la relance de l’investissement, la diminution de la facture d’importation». «Cette commission, qui regroupera aussi des chefs de partis, et d’autres membres de différentes visions politiques, tâchera de mettre en place des subventions ciblées, destinées aux franges fragiles», a-t-il fait savoir.

Amar Malki

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.