Besa Williams, diplomate américaine : «L’Algérie a une grande expérience dans la gestion des crises»

La diplomate américaine Besa Williams a affirmé, dimanche,  que «l’Algérie a une grande expérience dans la gestion des crises et une forte influence pour persuader les parties en conflit au dialogue». Animant une conférence au siège du ministère des Affaires étrangères et de  la Communauté nationale à l’étranger, elle a noté que «tous les pays voisins, dont le Mali, peuvent compter sur l’Algérie dans ce contexte. Le représentante du «Centre Carter», qui assure le rôle «d’observateur indépendant» pour la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processusd’Alger, a appelé «les autorités maliennes à faire preuve de volonté politique afin de mettre en œuvre les termes de l’accord de paix et de réconciliation issu de la piste d’Alger». Mme Williams, qui intervenait lors d’un séminaire organiséau siège du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, a expliqué que le «Centre Carter» avait formulé près d’une centaine de recommandations pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali, appelant «les autorités de transition au Mali pour incarner des actions réelles qui sortiraient le pays de l’impasse politique». Elle a qualifié la situation au Mali de «critique » et a souligné la «nécessité d’un accompagnement de la communauté internationale, appelant les signataires de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processusd’Alger «à prendre des actions concrètes et faire preuve de solidarité pour surmonter la crise politique qui sévit dans le pays». La diplomate américaine a également indiqué que «le rôle de leadership de la médiation internationale que l’Algérie joue au Mali témoigne de la confiance que d’autres pays lui ont accordée». Pour sa part, le chef du Comité de suivi de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu de la piste d’Alger, l’ambassadeur Boudjemaa Dilmi, a souligné «la nécessité de mettre en œuvre l’accord de paix au Mali et de prendre en charge sa mise en œuvre par les signataires». Il a déclaré que «l’Algérie, en tant que pays voisin, a joué son rôle dans la négociation de cet accord». La médiation internationale et le comité de suivi de l’accord travaillent pour assurer la réalisation de cet accord, et c’est pourquoi les signataires doivent le mettre en œuvre», a-t-il ajouté. La diplomate américaine, Bisa Williams a indiqué,  à Alger, que «les autorités de transition maliennes se devaient de manifester une volonté politique pour appliquer les termes de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger». 

Amar Malki

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