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Lutte contre la corruption et la récupération des fonds détournés en priorité : Tabi fixe ses priorités

Le ministère de la Justice a souligné hier que la lutte contre la corruption et la récupération des avoirs volés et détournés à l’étranger sont les principales batailles du secteur de la Justice. Dans un communiqué rendu public hier, le département de la Justice a indiqué que lors d’une séance de travail tenue, dimanche soir, avec des cadres de l’administration centrale et des organismes sous tutelle, consacrée à l’évaluation de l’action pour la période entre juillet 2021 et juin 2022, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Abderrachid Tabi, que « la bataille principale (du secteur, NDLR) demeure la lutte contre la corruption, la restitution des fonds pillés et l’instauration d’une justice crédible, à même de permettre de recouvrer la confiance du citoyen ».

Il a également tenu à mettre en avant le rôle du secteur de la Justice dans l’édification d’une Algérie nouvelle et d la relance économique .

Dans cette perspective, ajoute M. Tabi, « le secteur a mis en place de nombreux textes visant à adapter le système juridique aux nouvelles exigences de la nouvelle Constitution. Une adaptation qui prend en compte notamment les nouveaux objectifs de l’économie nationale et de la lutte contre toutes les formes de crime ainsi que les textes visant le renforcement de la protection des droits et des libertés ». Pour le ministre de la justice, garde des sceaux, « la grande bataille reste, toutefois, la lutte contre la corruption et la récupération de l’argent volé ainsi que l’instauration d’une justice crédible et à même de regagner la confiance des citoyens algériens ».

Pour rappel, intervenant, le 18 avril dernier, devant les membres du Conseil de la nation, lors d’une séance consacrée à la présentation et au débat de deux projets de loi relatifs à l’organisation de la Haute Autorité de la transparence et au code de commerce, le ministre de la Justice, Garde des sceaux a appelé « à conjuguer les efforts et à mobiliser tous les moyens légaux et humains pour lutter contre le phénomène de la corruption ». Une lutte qui nécessite, ajoute-t-il, « la mobilisation de tous, en particulier la société civile, appelée à jouer pleinement son rôle, notamment avec la forte volonté politique de combattre ce fléau » avec notamment une adaptée comprenant « deux volets, le premier est celui de la prévention et le second est lié à la coercition ». Une loi, ajoute-t-il également, qui ambitionne d' » organiser ce secteur, encourager les jeunes et les accompagner dans la création de start-up ».

Enfin, il convient de rappeler également que le secteur de la justice a œuvré durant ces deux dernières années à arrimer les textes de loi avec la nouvelle Constitution où sont introduits pour la première fois des textes relatifs à des domaines nouveaux. Adapter le cadre juridique régissant l’économie et le commerce était également un défi à relever par le législateur algérien qui devait mettre en place un climat favorable à l’investissement national comme étranger. Tous les domaines appelaient en effet une adaptation de texte pour parvenir à passer d’un système sclérosé à un environnement dynamique qui s’adapte aux évolutions rapides du monde moderne. 

Akli Amor

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