Tourisme : Les camps de jeunes et les cités universitaires à la rescousse

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Yacine Hamadi, a indiqué, hier, qu’en sus des établissements touristiques conventionnels, le recours à la location chez l’habitant, ainsi que la mobilisation de structures non conventionnelles comme les camps de jeunes et les résidences universitaires constituaient des alternatives devant garantir l’accueil des familles en prévision des vacances d’été. 

Invité au Forum de la Radio algérienne, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a estimé que « la priorité, cette année, est aux familles algériennes qui doivent trouver les meilleures conditions pour passer de très belles vacances à présent que la pandémie du Covid 19 a grandement reculé même s’il faut encore prendre ses précautions ». Pour atteindre cet objectif, M. Hammadi évoquera « les recommandations du président de la République portant sur le plafonnement des prix des prestations hôtelières selon le niveau de qualité à la condition de  mobiliser   tous les établissements dont les 39 hôtels entrés en service depuis le mois d’octobre passé pour atteindre le nombre de 892 établissements hôtelier dans les wilayas du littoral sur un total de 1 520 hôtels répartis à travers tout le territoire national ».

« Actuellement les capacités d’accueil ont atteint 135 000 lits alors qu’elles n’étaient que 120 000 lits en 2021 », a fait savoir le ministre qui a fait état « d’autres alternatives à l’instar de la location chez les particuliers notamment dans les villes touristiques ». Une formule qui permettra, ajoute-t-il, de renouer avec l’hospitalité légendaire des Algériens en plus du renforcement des liens entre familles. M. Hammadi qui a assuré de l’encouragement de cette formule a assuré les habitants du littoral que « la procédure administrative de location a été simplifiée à une seule autorisation délivrée par le président d’APC ». Comme autre démarche visant à augmenter les capacités d’accueil, M. Hammadi a fait état « du retour aux camps de jeunes ainsi que la mobilisation des cités universitaires pour l’accueil des familles aux faibles ressources ».

« Le tourisme est un secteur économique par excellence qui pourra, à l’avenir, être une source de revenus importante aux côtés des secteurs de l’industrie et de l’agriculture grâce aux potentialités et aux atouts de notre pays qui peut représenter une destination touristique internationale », a estimé Yacine Hammadi qui a cité la superficie « continentale de l’Algérie avec ses 1600 kilomètres de littoral dont 370 kilomètres de plages autorisées à la baignade ». Tout ce potentiel, affirme-t-il, devra être exploité économiquement pour attirer les touristes étrangers et redorer le blason de notre industrie touristique des années 70. Évoquant les causes du déclin de l’activité touristique en Algérie, M. Hammadi a évoqué la décennie noire, le manque de considération et d’intérêt des gouvernements qui se sont succédés pour l’industrie touristique et enfin la place de la rente pétrolière dans notre pays qui a relégué le tourisme au dernier rang des préoccupations nationales.

Enfin, le ministre a estimé que « les obstacles retardant les projets d’investissement dans le secteur du tourisme ont été en grande partie levés grâce à l’instruction n° 3 du président de la République qui a jusqu’à présent permis le lancement de 39 projets hôteliers ». Des avancées acquises en attendant la mise sur pied de la nouvelle loi sur le tourisme qui consacrera la stabilité de l’assise juridique. Le payement et la gratuité de l’accès aux prestations touristiques dont les plages a également été évoqué par M. Hammadi qui a fait savoir à ce sujet que « la dernière réunion avec les acteurs concernés a été l’occasion de décider de permettre aux établissements hôteliers situés à proximité des plages de prendre en charge ces prestations moyennant un prix abordable pour les familles algériennes qui garderont toujours la gratuité de l’accès aux plages ». 

Kamel Nait Ameur

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