Belaïd Mohand Oussaïd inhumé au cimetière de Sidi Yahia à Alger : Les qualités du militant nationaliste mises en avant

 L’ancien ministre et porte-parole de la Présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, décédé mardi à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie, a été inhuméhier au cimetière de Sidi Yahia à Alger. Les obsèques se sont déroulées en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, du Directeur de cabinet à la Présidence de la République, Abdelaziz Khellaf, du Conseiller du président de la République chargé des relations extérieures, Abdelhafid Allahoum, du Conseiller du président de la République chargé des affaires juridiques et judiciaires, Boualem Boualem, du Conseiller du président de la République chargé des archives nationales et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Kamal Beldjoud, et du ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani.

Dans une oraison funèbre, le porte-parole de la Présidence de la République, Samir Aggoune, a mis en avant les qualités du défunt qui était, a-t-il dit, « un nationaliste sincère et un militant hors pair qui a toujours servi sa patrie et l’Etat avec abnégation, dévouement et compétence, faisant montre de clairvoyance quant à la gestion des affaires de l’Etat ». M. Aggoune a rappelé que le défunt était connu pour « son amabilité, son honnêteté et sa sagesse. Journaliste avisé, il a consacré sa plume et sa voix pour faire entendre la voix de sa Nation, préserver sa volonté et protéger ses constantes nationales ». Le défunt, dira-t-il, « a accompagné diverses étapes d’édification de l’Etat, à travers les postes de responsabilité qu’il a eu à assumer, notamment dans le domaine médiatique, et en a fait un outil de sensibilisation pour la concrétisation des objectifs de la glorieuse Révolution du 1er Novembre, à même d’édifier un Etat national souverain, dans le respect de l’identité algérienne ». Il a mis en avant le parcours riche du défunt qui était connu pour « son sérieux et sa persévérance dans toutes les missions qui lui étaient confiées et les responsabilités qu’il a assumées ».

Tout cela a fait du défunt « l’exemple de l’Algérien engagé en faveur des causes de la Patrie qu’il a défendue en faisant montre d’un sens élevé de sagesse et de clairvoyance, deux qualités qu’on retrouve chez toute une génération qui a servi l’Algérie dans les circonstances les plus difficiles. Il n’a pas changé et est resté attaché à ses convictions qui lui ont permis d’accéder aux plus hauts postes de responsabilité, au service de l’Algérie », a-t-il ajouté. M. Aggoune a, enfin, rappelé les étapes phares de la carrière de feu Belaïd Mohand Oussaïd qui a « toujours placé l’intérêt de la Nation au dessus de toute autre considération » et qui « n’hésitait pas à prendre une décision lorsqu’il s’agissait de positions auxquelles il croyait ou qu’il jugeait pertinentes », ce qui lui a permis d’être choisi par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune pour « trois missions sensibles, rarement confiées à une seule personne, à savoir celles de ministre, conseiller et porte-parole officiel ». Le défunt qui a débuté son parcours en tant que journaliste à la Télévision algérienne, a occupé plusieurs postes de responsabilité tout au long de sa carrière professionnelle. Directeur général respectivement du quotidien Echaâb et de l’agence Algérie Presse Service (APS), le défunt s’est vu également confier le poste de directeur du Centre algérien de l’information et de la culture à Beyrouth (Liban) avant d’être désigné ambassadeur d’Algérie à Bahreïn. Il a occupé aussi les postes de porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères et de représentant de l’Algérie auprès de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), puis ministre de la Communication. Fin décembre 2019, le défunt a été désigné ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la présidence de la République. Par ailleurs, le défunt a présidé, pendant plusieurs années, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ).

APS

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