Les activités reprennent aujourd’hui : Une nouvelle grève à l’Anem dès lundi

Après trois jours de grève enclenchée lundi, les travailleurs de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) reprennent le travail aujourd’hui. Cependant, ça ne sera qu’un petit intermède avent un deuxième débrayage de trois autres jours, à partir de lundi prochain. 

Les travailleurs de l’Anem campent sur leurs positions et entendent maintenir leur grève cyclique illimitée, jusqu’à ce que la tutelle se mette à la table des négociation assure e responsable de leur syndicat, M. Djeddis joint par nos soins. Notre interlocuteur a par ailleurs souligné « la grande réussite de leur grève » au vu de l’écho reçu au niveau des travailleurs qui ont, selon lui, « massivement répondu à l’appel à la grève ».  M. Djeddis précise à ce sujet que  « le taux de suivi au premier jour était de 84% et de 85% au deuxième jour avec des prévisions à la hausse pour la journée d’hier ».

Toutefois, le même responsable syndical a déploré ce la non prise en charge de leurs revendications par la tutelle, qu’il accuse de faire « la sourde oreille ». « Jusqu’à présent, on n’a rien reçu. La tutelle n’a pas réagi. Mais, nous assurons que nous allons poursuivre notre mouvement jusqu’à l’aboutissement de nos revendications », affirme-t-il, tout en faisant savoir que « tous les détails du débrayage avec les taux de suivi par wilaya ont été envoyés hier au ministère de tutelle ». Lundi prochain donc, les agences de l’ANEM seront en grève durant trois autres journées et le mouvement est appelé à se poursuivre de façon cyclique dans les prochains jours. Un débrayage décidé, pour rappel, lors du conseil national du syndicat tenu le 11 du mois de mai. Une réunion qui a été sanctionnée par la publication d’un préavis de grève.

En fait, les grèves à l’ANEM ne sont pas une chose nouvelle. Les travailleurs de l’organisme chargé de l’emploi ont déjà initié des débrayages. Au mois de février 2020, l’Agence a été secouée par un mouvement de grève dans 35 wilayas. Les travailleurs exprimaient, comme aujourd’hui, des revendications socioprofessionnelles. Des débrayages qui n’ont d’ailleurs pas cessé depuis cette date jusqu’au dernier en date et qui se poursuit encore ces jours-ci.  

Enfin, il faut noter que les travailleurs de l’Agence Nationale de l’Emploi ont toujours exprimé leur insatisfaction quant à leurs conditions socioprofessionnelles qu’ils jugent en deçà de leurs attentes. Des conditions salariales qualifiées qui ne permettent pas aux concernés de mener une vie digne étant en dessous du seuil acceptable pour assurer l’équilibre du pouvoir d’achat des salariés. Des manques qui ne sont, toutefois, pas les seuls à être signalés par les grévistes qui mettent en avant également la nécessité  de revoir la valeur du point indiciaire outre les conditions de travail « inacceptables ». 

Akli Amor

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