Plombé par les craintes de récession : Le pétrole termine en forte baisse

Les cours du pétrole ont conclu la semaine de cotation en forte baisse vendredi, plombés par les craintes de récession et des indicateurs décevants aux États-Unis, dans un contexte de resserrement des taux d’intérêt par les banques centrales.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a perdu 5,58% à 113,12 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juillet est repassé sous la barre des 110 dollars pour la première fois en trois semaines. Il a perdu 6,82% pour terminer à 109,56 dollars.

Le rythme de la production industrielle aux États-Unis a ralenti en mai, et ce, plus que prévu, selon les données publiées vendredi par la Banque centrale américaine (Fed), qui fait aussi apparaître une contraction de la production manufacturière. Les craintes d’une possible récession pesaient à nouveau sur le brut en repassant au premier plan. « Les banques centrales ont occupé le devant de la scène (…) après avoir annoncé des hausses de taux dans le cadre d’un effort continu pour freiner l’inflation galopante », rappelle Ole S. Hansen, analyste chez Saxobank. La Réserve fédérale américaine a augmenté mercredi ses taux de 0,75 point, une mesure inédite depuis 1994, pour lutter contre l’inflation américaine qui atteint des niveaux record. De quoi « compromettre la reprise économique mondiale post-Covid », et ainsi miner la demande, poursuit l’analyste. La hausse des taux directeurs plus agressive de la Fed a également entrainé une appréciation marquée du dollar, qui tire les prix du brut vers le bas en affaiblissant le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises.

Notons que malgré une baisse de 3,20%, le baril de pétrole algérien « Sahara Bend » est coté a fini la semaine à plus de 118 dollars, selon les données du site spécialisé oilprice.com. Il est enfin utile de rappeler que selon le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, les cours du Sahara Blend, le brut de référence algérien, ont progressé de 5,91 dollars en mai dernier par rapport à avril, soutenus notamment par des fondamentaux solides du marché pétrolier. « La moyenne mensuelle des prix du brut algérien est passée de 109,37 dollars/baril en avril dernier à 115,28 dollars en mai, soit une hausse de 5,4% ». Avec cette hausse, le Sahara Blend s’est classé à la quatrième place des bruts les plus chers en mai 2022, parmi les 13 bruts de l’Opep, selon le rapport.

R.E.

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